Le Conseil de la Jeunesse pour une coopération afro-arabe plus étroite

Tripoli- Libye (PANA) -- Les investissements et les échanges entre les pays arabes et africains devraient s'assurer que la répartition sociale et géographique des ressources soit juste et équitable, avec comme principal objectif la réduction de la pauvreté, ont estimé ce samedi à Tripoli les jeunes d'Afrique et du monde arabe.
Dans un communiqué intitulé "Appel de la jeunesse arabo-africaine", le Conseil de la Jeunesse arabo-africaine a également invité les dirigeants du Sommet arabo-africain à accélérer la mise en oeuvre des programmes pour le développement des infrastructures et des projets dans des secteurs tels que l'eau, l'assainissement, le transport, les technologies de l'information et de la communication.
Les pays africains doivent profiter du développement dans les pays arabes, en particulier dans le secteur des infrastructures, pour la réhabilitation de leur cadre économique et institutionnel afin de réduire la marginalisation des populations africaines, a fait remarquer le Conseil de la Jeunesse.
Mais, pour une plus grande crédibilité et responsabilité dans le domaine des investissements, le Conseil a préconisé une approche plus ferme dans la lutte contre la corruption et la bureaucratie aux niveaux gouvernemental et politique.
L'Appel du Conseil de la Jeunesse arabo-africain est le résultat de la réunion du Conseil de la Jeunesse qui s'est tenue cette semaine dans la capitale libyenne, Tripoli, sur les obstacles fondamentaux au dialogue et à la coopération arabo-africaine en préparation du Sommet arabo-africain.
"Les pays africains et arabes ont un destin commun basé sur leurs liens historiques.
Il est donc nécessaire que les deux parties bâtissent un large bloc pour protéger les intérêts communs de leurs peuples dans le contexte d'une mondialisation déséquilibrée", a déclaré Ebenezer Oyetakin, le président de l'Union de la jeunesse étudiante de la Communauté des Etats sahélo- sahariens (CEN-SAD) et membre du Comité exécutif du Conseil de la Jeunesse arabo-africaine.
"Dans un monde de diplomatie internationale et de concurrence commerciale, nos jeunes constatent qu'il devient de plus en plus nécessaire pour nos dirigeants politiques de s'unir et de former un bloc qui puisse protéger nos intérêts nationaux et régionaux", a déclaré M.
Oyetakin à la PANA.
En soulignant que le deuxième Sommet arabo-africain avait lieu trois décennies après le premier, il a déclaré que l'on ne pourrait pas reprocher à certains d'en conclure que les dirigeants politiques ne s'intéressaient pas suffisamment à la coopération arabo-africaine.
Avant sa clôture dimanche, le Sommet doit adopter une nouvelle stratégie de partenariat comme cadre directeur de l'action commune des pays africains et arabes dans les domaines politique, économique, social et culturel.
Certains observateurs de la réunion considèrent que les pays arabes et africains ont à relever de nombreux défis au plan régional et international, ce qui nécessite qu'ils surveillent régulièrement leurs partenariats stratégiques afin d'éviter une autre période de relâchement.
Une source proche des délibérations du Sommet a déclaré à la PANA que les responsables des secrétariats de la Commission de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes seraient chargés de faire un rapport sur les progrès de la coopération arabo-africaine lors du prochain sommet prévu en 2013.

09 octobre 2010 18:22:00




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