Le Congo promet une session spéciale de la Cour criminelle pour les crimes causés en Centrafrique

Brazzaville, Congo (PANA) - Le ministre congolais de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Pierre Mabiala, a promis, jeudi, à Brazzaville, la convocation prochaine d’une session spéciale de Cour criminelle de Brazzaville pour juger les soldats congolais accusés de meurtre en Centrafrique par l'ONG Human Rights Watch dans un rapport, au cas où ces atteintes seraient avérées.

"Les autorités congolaises mettront tout en œuvre pour que les présumés auteurs soient jugés, ce qui ne saurait tarder, une session spéciale de la Cour criminelle de Brazzaville devant être prochainement convoquée à cet effet", a notamment déclaré M. Mabiala, lors d’une conférence de presse, réagissant au rapport de Human Rights Watch selon lequel, les soldats congolais du contingent de la MISCA et de la MINUSCA auraient été les auteurs de violations des droits de l’Homme en Centrafrique.

Selon lui, "l’Etat congolais ne saurait laisser impunies des atteintes graves aux droits de l’Homme perpétrées par des agents de la force publique détachés à l’étranger, de surcroît sous mandat des Nations unies, au cas où ces atteintes sont avérées’’.

"Le gouvernement précise, en outre que, contrairement aux allégations contenues dans les rapports de certaines ONG de droits de l’Homme, il n’y a eu aucune volonté de dissimulation ou un refus d’enquêter dans ces affaires", a ajouté le ministre congolais de la Justice, ajoutant que "depuis que les autorités congolaises ont été officiellement saisies, elles ont été en contact permanent avec les institutions internationales concernées par ces affaires".

Selon le ministre, après les conclusions des différentes enquêtes administratives par le gouvernement, des procédures judiciaires ont été engagées dans les meilleurs délais.

"’La saisine du Parquet de la République de Brazzaville a abouti à l’ouverture de trois informations judiciaires au niveau de deux cabinets d’instruction. Deux dossiers sont  pendants devant le doyen des juges d’instruction pour les villes de Bossangoa et de Mambéré et un autre dossier est devant le deuxième cabinet d’instruction pour Boali.

Par ailleurs, le gouvernement congolais  a condamné "avec la plus grande fermeté toute atteinte ou violation des droits de l’Homme qui serait causée par certains agents de la Force publique pourtant désignés pour une mission de paix".

"Il n’y aura dans le traitement de ces affaires ni déni de justice, ni impunité", a martelé le M.  Mabiala.

Mardi, des soldats congolais servant sous l'uniforme des Nations unies et de l'Union africaine (UA) se sont rendus coupables de meurtres en Centrafrique, a accusé l'ONG Human Rights Watch (HRW). Les faits se seraient déroulés dans les localités centrafricaines de Bossangoa, le 22 décembre 2013 et de Boali, le 24 mars 2014 et le 9 juin 2015, rappelle-t-on.
-0- PANA MB/JSG/IBA 10juin2016

10 juin 2016 10:30:48




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