Le Cap-Vert négocie un traitement différencié dans la CEDEAO

Praia- Cap-Vert (PANA) -- Le Cap-Vert envisage de négocier et de définir avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) un traitement différencié et de renforcer son insertion dans la sous-région, a-t-on appris vendredi à Praia de source diplomatique.
Une des raisons qui incitent le Cap-Vert à revendiquer un traitement différencié au sein de cette organisation sous-régionale a trait à la clause sur la libre circulation des personnes à la faveur de laquelle des milliers de ressortissants ouest-africains se sont installés illégalement dans l'archipel.
Selon le Secrétaire général du ministère cap-verdien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Communautés, Severino Almeida, le Cap-Vert, en "petit pays insulaire, envisage, sur la base de l'article 68 du Traité révisé, de négocier et de définir conjointement avec la CEDEAO un traitement différencié" au sein de la communauté ouest-africaine.
M.
Almeida, qui s'exprimait lors d'un séminaire sur "Les Etats- nations face aux défis de l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest", organisé du 24 au 26 septembre à Praia, a expliqué que pour atteindre cet objectif, son pays compte sur l'appui et la solidarité des 14 autres Etats membres de la CEDEAO.
Le fonctionnaire cap-verdien a indiqué que le gouvernement de Praia envisage également de renforcer son insertion dans la sous-région ouest-africaine en vue d'être une pièce incontournable dans la consolidation de l'intégration sous-régionale et est en train de niveler les structures nationales aux exigences de la CEDEAO.
"Dans ce contexte et vu ses spécificités, le Cap-Vert compte conduire une participation sélective, mais en même temps proactive et de qualité dans la vie de notre organisation sous-régionale", a ajouté M.
Almeida, soulignant que l'intégration régionale est pour le Cap- Vert un fait acquis et que son engagement pour cette cause a toujours été et continue d'être inébranlable.
Le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Communautés a enfin indiqué que la décision du Cap-Vert d'abriter l'Institut de l'Afrique de l'Ouest répond aux objectifs préconisés par l'archipel en faveur de l'intégration sous- régionale et africaine.
En plus du Cap-Vert, sont aussi membres de la CEDEAO le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.
µ

28 Setembro 2007 16:15:00




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