Le Cap-Vert ciblé par le programme retour des compétences

Praia- Cap-Vert, (PANA) -- Le Cap-Vert sera le premier pays africain à bénéficier du programme Migration pour le Développement en Afrique (MIDA), une initiative de l'Organisation Internationale des Migrations (OIM) visant à encourager le retour des compétences et à favoriser le renforcement des capacités institutionnelles des gouvernements a-t-on appris mardi, à Praia.
D'après une source de l'Institut des Communautés (IC) de l'archipel, les autorités capverdiennes et l'OIM vont lancer bientôt un programme qui vise essentiellement, à appuyer les pays ciblés, par le transfert des compétences et des ressources des Africains de la diaspora.
Cité par le journal électronique "Paralelo 14", le président de l'IC, ءlvaro Apolo, a déclaré que le coût d'implantation du projet au Cap-Vert est évalué à 3 millions dollars, que le pays et l'OIM, sont entrain de chercher à réunir.
ءlvaro Apolo a soutenu que dans le cas du Cap-Vert, le projet MIDA cherchera à sensibiliser "les cadres capverdiens des Etats-Unis, de la France, de la Hollande, de l'Italie, du Portugal et du Sénégal, afin qu'ils soutiennent le développement de leur pays" d'origine.
Dans une première phase, le programme MIDA tentera de déceler des capacités dans la diaspora et d'implanter ensuite des postes de recensement dans les représentations diplomatiques du Cap-Vert.
"Ainsi, nous pourrons créer une base de données et servir d'intermédiaires entre les cadres de la diaspora et les institutions de leur pays d'origine", a indiqué le président de l'IC.
Les cadres intéressés pourraient s'installer au Cap-vert ou opter pour une collaboration à distance, par le biais d'un travail virtuel, en utilisant les nouvelles technologies de l'information, ce qui réduirait sensiblement les dépenses.
"Il peut aussi y avoir des déplacements ponctuels pour le Cap- Vert ou des retours définitifs", a relevé ءlvaro Apolo.
Dans une récente déclaration, le président de la République Cap verdienne Pedro Pires, avait relevé le besoin de profiter de l'expertise des cadres de l'extérieur, surtout de ceux qui sont déjà à la retraite.
Le Cap-Vert est officiellement membre de l'OIM depuis novembre 2001, mais déjà en 1996, il avait adhéré au programme RQUAN (Retour et Réintégration de Nationaux Africains Qualifiés), en même temps que 11 pays, dont l'Angola, la Guinée-Bissau et le Mozambique.
Face au déficit de cadres, surtout dans les années 80 et à la mi 90, les autorités capverdiennes ont cherché à trouver la solution dans la diaspora, afin de doter le pays de techniciens compétents et de très haut niveau.
ءlvaro Apolo rappelle que dans les années 80, ce processus avait alors permis l'arrivée au pays de 36 cadres.

06 mai 2003 21:19:00




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