Le Camerounais Patrick Noah invente "l'Afromusiques"

Yaoundé- Cameroun (PANA) -- 'L'Afromusiques' est la nouvelle approche artistique mise au point par le Camerounais Patrick Noah, sous le label Akum be Tara, qui en langue béti, du centre et sud du pays, signifie l'héritage de nos ancêtres.
Ce style s'inspire de toutes les musiques qui puisent leurs origines dans le patrimoine africain (afro pur, afro-cubain, afro-jazz, afro-brésilien ou encore afro-antillais), témoignage vivant de la dimension universelle et originelle des rythmes de ce continent, a expliqué le promoteur à la PANA.
"Cette dimension artistique, qu'on ne retrouve pas encore dans les registres existant, est un cheminement initiatique et militant, et qui ne part pas d'un simple mélange de genres", ajoute ce docteur en pharmacie industrielle de 30 ans.
La premier album de Patrick Noah, sorti en février dernier, donne déjà une idée de cette approche atypique.
Ce maxi single de cinq titres, baptisé 'Dzal' (le village, en béti), est un savant mélange de folklore et d'instruments modernes qui fait la part belle aux percussions du Guadeloupéen François Hedreville.
Les autres musiciens de l'équipe sont notamment le Congolais Freddy Lomboto (guitare), le Français Candice Brunet (saxophone), le Malgache John Prudent (batterie), l'Espagnol Michel Cueva (batterie) et la Sénégalaise Marcelle Sarr (chant).
Patrick Noah, qui annonce déjà des adhérents à ce concept, affirme vouloir sortir des sentiers battus et éviter les pièges de la Word Music, qu'il considère comme "une négation mercantile" du vaste héritage culturel dont il se veut aujourd'hui l'un des fervents défenseurs.
Interrogé sur la pérennité d'un tel projet, dans un milieu où les "Majors" de la production et de la distribution dictent leur loi à coup de milliards de francs, l'artiste affirme que ses "apôtres" et lui-même, ne sont pas tenus en laisse par des contraintes financières, et que seule la durée pourra témoigner de la sincérité du combat artistique.

06 Maio 2003 16:52:00




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