Le Caire prêt à contribuer à la force hybride ONU/UA au Darfour

Tripoli- Libye (PANA) -- Le porte-parole de la présidence égyptienne, Soleimane Aouad, a annoncé, lundi au Caire, que son pays a informé les Nations unies de sa disposition à contribuer avec un contingent de 1.
200 à 1.
900 hommes à l'opération hybride ONU/Union africaine au Darfour.
Cette annonce intervient 24 heures avant un sommet tripartite devant réunir, ce mardi autour du colonel Mouammar Kadhafi de Libye, les présidents de Idriss Deby Itno du Tchad et Hosni Moubarak d'Egypte, à Tripoli, où les deux chefs d'Etat sont arrivés en fin de matinée.
S'exprimant à l'issue d'une série d'entretien, dans la capitale égyptienne entre les présidents égyptien et Omar Hassan el-Béchir du Soudan sur les développements dans la province du Darfour, M.
Aouad a déclaré que, pour Le Caire, le dialogue -et non les sanctions- constitue la seule issue de sortie de la crise dans cette province soudanaise.
Il a ajouté que M.
Moubarak a également réaffirmé son refus d'exercer plus de pressions sur le gouvernement de Khartoum.
Selon une source diplomatique libyenne, le mini-sommet de la capitale libyenne portera non seulement sur la crise du Darfour mais aussi sur la situation en Somalie, ainsi que sur les préparatifs du sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), prévu pour la fin du mois en Libye.
Ce sommet, précise-t-on de même source, précèdera de quelques semaines la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) à Accra, au Ghana, qui aura comme point unique à son ordre du jour l'établissement d'un gouvernement à l'échelle du continent.
Au sujet de la question du Darfour suivie de très près par la diplomatie libyenne depuis son éclatement en février 2003, les observateurs dans la capitale libyenne sont d'avis que l'attitude égyptienne rejoint celle de Tripoli, qui a, à plusieurs reprises, marqué son refus de la politique des sanctions, des pressions et des menaces sur Khartoum.

08 mai 2007 12:51:00




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