Le CS de l'ONU discute de la force de paix pour la Somalie

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, va prochainement demander officiellement au Conseil de sécurité d'approuver la force de maintien de la paix pour la Somalie, a annoncé vendredi à Addis-Abeba, le président de la Commission africaine, Jean Ping.
Le patron de l'ONU a appelé M.
Ping, il y a trois jours, pour discuter des détails relatifs à la force de maintien de paix proposée pour la Somalie et assuré ce dernier que cette proposition a le soutien des principaux membres du Conseil.
"Le Secrétaire général m'a dit qu'il présenterait une proposition au Conseil de sécurité.
Il est en train de parler aux cinq "Grands" et les Etats-Unis ont approuvé la proposition en faveur de la présence de l'ONU en Somalie", a dit M.
Ping.
Une délégation d'experts militaires membres des Opérations de soutien de la paix de l'ONU, est attendue à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour discuter en profondeur des détails du soutien de l'ONU à la Somalie.
Le commissaire de l'UA à la Paix et la Sécurité, l'ambassadeur Ramtane Lamamra, a indiqué qu'il rencontrerait ce week-end de hauts responsables des Nations unies pour assurer le succès de la collaboration Union africiane- Nations unies sur la Somalie.
La Somalie, un pays de la Corne de l'Afrique, confronté à un vide sécuritaire suite au retrait des troupes éthiopiennes, est frappée par une série d'échecs en matière de leadership et victime d'un manque de tact diplomatique flagrant des dirigeants africans ces dernières années.
L'Ouganda et le Burundi, les deux seuls Etats africains disposant de soldats de maintien de la paix sur le terrain en Somalie, menacent de retirer leurs troupes à moins que l'opération, dirigée par la mission de maintien de paix de l'Union africaine pour la Somalie (AMISOM) ne bénéficie d'un financement substantiel.
"Nous prolongeons la présence de l'AMISOM et renforçons ses contributions en termes de logistiques et de contingents pour la rendre plus efficace", a assuré M.
Ping à la presse.
M.
Ping, un ancien vice-Premier ministre du Gabon et ancien fonctionnaire des Nations unies qui fut président de l'Assemblée générale des Nations unies, a noué le dialogue avec les dirigeants du continent en vue de trouver une solution à la crise.
M.
Ping a révélé à la presse lors de sa première séance d'information du Nouvel An, qu'il avait écrit à plusieurs chefs d'Etat africains et a eu de longues conversations avec d'autres pour sauver la Somalie de la ruine et obtenu des promesses importantes en retour.
Selon lui, l'Algérie a mis à disposition de l'UA plusieurs avions militaires pour aider à assurer le transport à n'importe quel pays africain qui accepte de fournir des troupes de maintien de paix à la Somalie dans les prochains mois.
La Somalie est sans gouvernement central depuis 17 ans et les efforts faits pour mettre en place un gouvernement central et construire une force nationale ont été sabordés par les milices tribales rivales.
Un récent rapport de suivi des Nations unies sur la Somalie note que les troupes éthiopiennes, qui tentaient de former plusieurs agents de sécurité somaliens, ont fini par perdre les officiers au profit des factions somaliennes armées, dont les leaders tribaux ont récupéré les officiers formés.
Le responsable de l'UA pour la sécurité a rechigné à commenter les échecs des efforts visant à mettre sur pied une force nationale en Somalie, en ces termes: "je ne veux pas discuter des détails opérationnels spécifiques concernant cette force".
Mais M.
Ping a reconnu que les agents de sécurité formés en Somalie ont été effectivement attirés dans les milices tribales.

09 janvier 2009 12:10:00




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