Le CPS se réjouit des progrès du processus de paix ivoirien

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) s'est félicité des progrès enregistrés dans le cadre du processus de paix en Côte d'Ivoire, soulignant la nécessité pour toutes les parties ivoiriennes de respecter la Constitution de leur pays.
Dans un communiqué rendu public à l'issue de sa 34ème réunion à Syrte, en Libye, le CPS a demandé à toutes les parties ivoiriennes de mettre en oeuvre, de bonne foi et sans tarder, les accords conclus.
Le Conseil a en particulier pris note de la signature par les différentes parties, le 6 avril 2005 à Pretoria, de l'Accord sur le Processus de paix en Côte d'Ivoire (Accord de Pretoria) et des initiatives prises en vue de son application.
Il s'agit, entre autres, de l'annonce faite le 26 avril 2005 par le président Laurent Gbagbo selon laquelle tous les responsables politiques ivoiriens signataires de l'Accord de paix Linas- Marcoussis du 24 janvier 2003 sont autorisés à prendre part à l'élection présidentielle.
D'après le communiqué, la mise en application de l'Accord de Pretoria devrait aussi être en conformité avec la décision prise par le médiateur de l'UA, le président sud-africain Thabo Mbeki, concernant la question de l'éligibilité à la présidence de la Côte d'Ivoire, et l'Accord sur le Processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et la restructuration des forces armées.
L'accord DDR a été signé le 14 mai 2005 à Yamoussoukro par les chefs d'état major des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) et des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN).
Le CPS a également salué la Déclaration sur la mise en oeuvre de l'Accord de Pretoria (Déclaration de Pretoria), signée par les parties au conflit ivoirien le 29 juin 2005 à Pretoria, en Afrique du Sud.
Les parties ivoiriennes doivent oeuvrer ensemble pour lever tous les obstacles en vue d'assurer que les élections se déroulent comme prévu, en octobre 2005, a souligné le CPS.
De plus, les parties sont appelées à veiller au démarrage effectif et immédiat du désarmement et démantèlement des milices en vue de compléter le processus d'ici le 20 août 2005.
Par respect du calendrier des élections, l'Assemblée nationale doit, au plus tard le 15 juillet 2005, adopter tous les amendements aux sept lois se rapportant au processus en cours, comme proposé par la Médiation.
Le CPS a en outre souligné la nécessité pour toutes les parties ivoiriennes de respecter la Constitution "dans le cadre des efforts visant à faciliter la conclusion du processus de paix".
Exprimant son soutien au Gouvernement de réconciliation nationale, le Conseil a réitéré "la nécessité de veiller à son fonctionnement effectif et de promouvoir une plus grande cohésion entre ses membres afin de lui permettre d'assumer pleinement ses responsabilités telles qu'instituées par l'Accord de Linas- Marcoussis et les accords ultérieurs conclus par les parties ivoiriennes".
Le CPS a par conséquent appelé toutes les parties ivoiriennes à coopérer pleinement avec l'Opération des Nations-unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), "pour lui permettre de s'acquitter efficacement de son mandat et de contribuer à la conclusion rapide du processus de paix" dans le pays.
Par ailleurs, le CPS a félicité le président Mbeki "pour ses efforts de médiation constants" et lui a demandé de les poursuivre en vue de faciliter la conclusion du processus de paix.
Condamnant les récents massacres survenus à Duekoué, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, le Conseil a exhorté les parties ivoiriennes à oeuvrer ensemble pour prévenir la résurgence d'incidents de cette nature.
Des sanctions appropriées devraient être imposées aux parties qui bloquent le processus de paix en ne mettant pas en oeuvre leurs engagements découlant de l'Accord de Pretoria, a averti le CPS.

05 juillet 2005 11:15:00




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