Le CPJ salue la libération récente de trois journalistes

Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a salué la décision du président camerounais, Paul Biya, ordonnant l'arrêt des poursuites pénales et la libération de certaines personnes détenues parmi lesquelles figurent trois journalistes, à la suite des troubles dans deux régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest de ce pays.

La Cordonnatrice du programme Afrique du CPJ, Angela Quintal, a salué la libération jeudi nuit de Atia Tilariou Azohnwi, journaliste politique à "The Sun" incarcéré depuis février dernier, de Tim Finnian, éditeur du magazine "Life Time" et du documentariste indépendant, Hans Achomba arrêtés en janvier dernier, relevant toutefois qu'ils ne méritaient pas la prison.

"Nous exhortons le président Paul Biya à faire libérer les autres journalistes détenus sous le coup de la loi anti-terroriste dont le correspondant de RFI, Ahmed Abba, et à mettre fin à l'usage abusif de la loi par les autorités pour réprimer les voix critiques et ceux qui couvrent les troubles", a plaidé Mme Quintal.

Ces trois journalistes étaient passés en jugement pour des infractions relevant de la loi camerounaise anti-terroriste.

Le 30 août, un communiqué de la présidence camerounaise avait annoncé l'arrêt des poursuites pendantes devant le tribunal militaire de Félix Ngongho Agbor, de Fontem Aforteka'a Neba, de Paul Ayah Abine et de plusieurs autres personnes.

Cette décision avait été justifiée par la volonté ferme du président Biya d'explorer les voies et moyens d'une solution pacifique aux crises par la tolérance, le dialogue et l'humanisme.

-0- PANA BAL/TBM/SOC 2septembre2017

02 septembre 2017 09:43:59




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