Le CPJ dénonce un environnement hostile aux journalistes en Somalie

Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a dénoncé jeudi un environnement hostile aux journalistes en Somalie, après le décès de Abdullahi Osman Moalim, victime d'une attaque-suicide à la bombe, qui a succombé á ses graves blessures mercredi.

Feu Abdullahi Osman Moalim qui collaborait avec la station de radio privée, Codka Hiraan, et avec le média public, Jubbaland TV, a reçu des éclats d'obus à la tête lors d'une attaque, le 10 septembre dernier, d'un café à Beldweyne.  En compagnie d'autres confrères, il attendait la tenue d'un point de presse au bureau du gouverneur de la région Hiraan située à proximité.

Deux autres journalistes, Abdi Shakur Mohamed Hassan et Abdulkadir Omar Ibrah qui travaillent pour la radio Codka Hiraan et pour d'autres médias ont eu des blessures légères et sont sortis de l'hôpital, selon le secrétaire général de l'Association des médias somaliens, Ismail Sheikh Khalifa.

La coordonnatrice du programme Afrique du CPJ, Angela Quintal, a annoncé que l'assassinat de Abdullahi Mohamed Hassan et les blessures de deux autres journalistes montrent à suffisance que la Somalie demeure un environnement extrêmement hostile à la presse.

"Nous appelons les autorités à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour ouvrir une enquête sur cette attaque-suicide et contenir le cycle de violences", a noté Mme Quintal.

Les médias somaliens ont rapporté le décès de trois autres personnes et plus d'une dizaine de blessés dans cette attaque revendiquée par les Shebab.

Le CPJ relève que les Shebab ciblent fréquemment les lieux de rassemblement des journalistes. En septembre 2012, trois journalistes avaient été tués et quatre autres blessés dans une attaque-suicide à la bombe d'un café à Mogadiscio où ils s'étaient rassemblés. En avril de la même année, une explosion à la bombe avait blessé au moins dix journalistes dans la rue adjacente au Théâtre national.

Depuis 1992, au moins 62 journalistes ont été assassinés en rapport avec leur métier dont la plupart dans des attaques à la bombe. Selon le CPJ, la Somalie est l'un des endroits les plus dangereux au monde pour les journalistes.

-0- PANA BAL/IS/SOC 14sept2017

14 septembre 2017 19:04:56




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