Le Burkina Faso plaide pour une régulation pédagogique de la presse écrite africaine

Cotonou, Bénin (PANA) - La présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC-instance de régulation des médias) du Burkina Faso, Mme Béatrice Damiba, a plaidé pour une régulation pédagogique de la presse écrite africaine, dans le cadre de la rencontre régionale sur la régulation du secteur, démarrée mardi à Cotonou.

Intervenant dans le cadre de cette rencontre sous le thème "Défis et enjeux de la régulation de la presse écrite" organisée par le Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC), Mme Damiba a déclaré: "dans le contexte africain, la presse écrite doit encore être régulée, mais à l’heure où la tendance est à la dépénalisation des délits de presse, la régulation de la presse écrite va s’ancrer sous un angle pédagogique".

Parlant de son pays, Mme Damiba a indiqué que son pays a toujours privilégié cette option,  même au niveau de l’audiovisuel, en mettant l’accent sur la formation et la sensibilisation.

L’opportunité d’une régulation de la presse écrite suscite au sein des régulateurs une controverse incarnée par deux positions antagoniques, a-t-elle fait remarquer.

Si pour certains, la régulation ne devrait se porter que sur l’audiovisuel, le journaliste de la presse écrite ayant suffisamment de recul pour éviter les monstrueux dérapages en s’imposant en toute responsabilité l’autorégulation; pour d’autres, il est nécessaire de réguler la presse écrite du fait de sa jeunesse, des problèmes de professionnalisme, de manque de formation et de problèmes liés aux conditions d’accès à la profession.

Même si pour le Burkina Faso, l’option, dès la création de l’instance de régulation en 1995, a été de réguler la presse écrite, Mme Damiba a plaidé pour la mise en place d’organes fonctionnels d’autorégulation afin d’amenuiser progressivement la régulation institutionnelle.

La rencontre, qui prend fin jeudi, permettra aux instances de régulation d’avoir des informations sur les spécificités et les problèmes liés à la régulation de la presse écrite, d’aborder le cadre législatif et réglementaire de la régulation de la presse écrite et de proposer des pistes de réflexion dans le sens de la résolution des problèmes identifiés.

Elle regroupe des représentants du Maroc, du Niger, du Mali, du Burundi, du Togo, du Sénégal, du Congo, du Burkina Faso, de la Guinée, du Cameroun, de la Mauritanie, de la Centrafrique, du Tchad et du Bénin.

-0- PANA IT/TBM/IBA 25avril2012

25 avril 2012 15:25:19




xhtml CSS