Le BINUCA appelle au calme en Centrafrique après la démission de Michel Djotodia

Bangui, Centrafrique (PANA) -  Le représentant spécial et par ailleurs chef du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA), Babacar Gaye, a lancé ce samedi un appel  au calme et exhorté  les autorités à accélérer le processus de l'élection d'un nouveau président de transition.

Babacar Gaye, qui a déclaré avoir pris acte de la démission de Michel Djotodia et de son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, a par ailleurs demandé aux membres du Conseil national de transition de s'atteler sans tarder à l'élection d'un nouvel Exécutif transitoire tel que convenu à N'Djamena, lors du sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des  Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

D'après le patron du BINUCA, les événements  survenus l'année dernière en Centrafrique ont porté un véritable coup  aux relations naguère pacifiques entre les musulmans et les chrétiens et introduit d'autres  risques d' affrontements à caractère religieux pouvant se déclencher à tout moment dans le pays.

"Le cycle incessant  de la violence et la vengeance à laquelle se livrent les deux communautés doivent cesser tout de suite; la méfiance est grande et les actes de violence n'ont fait que raviver la haine et les règlements de comptes entre les deux communautés religieuses", a-t-il ajouté.

Selon toujours le représentant onusien, les autorités doivent donner  priorité aux efforts de réconciliation nationale, au désarmement des combattants, conformément aux normes internationales et surtout à la démobilisation et à la réinsertion des ex-combattants.

" Aux côtés de la MISCA, les forces françaises de l'opération "Sangaris" ont fait des progrès énormes dans la sécurisation de Bangui ", a indiqué Babacar Gaye, avant d'ajouter que leurs efforts doivent être soutenus à l'heure où des menaces persistent dans le pays.

Depuis vendredi, le Haut commissariat des Nations-unies pour les réfugiés (UNHCR) lance un appel à l'aide d'un montant de 40,2 millions de dollars américains en faveur de la République centrafricaine, à la suite de celle lancée par le Bureau onusien pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) vers la fin de l'année 2013 pour l'octroi d'une aide de 152,2 millions de dollars américains pour un soutien immédiat au plan de 100 jours conçu pour la situation humanitaire en Centrafrique.

L'appel supplémentaire lancé par le UNCHR vise à soutenir plus d'un  million de personnes qui sont en situation difficile en Centrafrique, dont 86.400 réfugiés se trouvant dans les pays voisins et 958.000 déplacés  qui se trouvent dans les camps de réfugiés à l'intérieur du pays.

Les attaques armées entre les milices chrétiennes anti-Balaka et les ex-Seleka ont connu une escalade ces deux dernières semaines, en dépit de la mise sur pied d'un gouvernement transitoire au lendemain du coup d'Etat qui avait chassé du pouvoir le président François Bozize en mars 2013.

Depuis cette date, on dénombre dans le pays, 1.000 morts,  1 million de déplacés et 2,2 millions de personnes  dans le besoin d'une aide humanitaire, soit à peu près la moitié de la population,
-0- PANA AA/MA/BAD/SSB/IBA 12Jan2014
.

12 janvier 2014 09:36:09




xhtml CSS