Paris- France (PANA) – La ministre béninoise des A-ffaires étrangères, Mariam Aladji Boni Diallo, a promis mardi à Paris, de sensibiliser la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur "la gravité" du problème des enfants- soldats, affirmant que "l’avenir de l’humanité en dépend".
"Nous allons continuer à mobiliser la communauté internationale sur cette question.
Pour être efficace, il nous paraît nécessaire d’obtenir l’adhésion de notre sous-région à travers la CEDEAO", a-t-elle déclaré.
S’exprimant lors d’un entretien accordé à la PANA en marge de la conférence de Paris sur "les enfants associés aux forces et groupes armés", Mme Aladji Boni Diallo a réitéré le souhait de son pays de voir l’enrôlement des enfants-soldats devenir "un crime contre l’humanité".
"Nous persistons à croire que les recruteurs d’enfants ne sont pas actuellement assez punis.
Il faut aller plus loin dans le durcissement de la législation internationale", a-t-elle affirmé, avant de justifier l’intérêt de son pays pour cette question.
"Le Bénin n’est pas en guerre et n’a pas de voisin en guerre.
Mais le problème des enfants-soldats le préoccupe.
Mon pays souhaite agir et obtenir que la communauté internationale agisse contre cette bombe à retardement.
Autrement, nous aurons à regretter notre inaction", a insisté la patronne de la diplomatie béninoise.
Elle a souligné les progrès accomplis par les Etats dans la prise de conscience du phénomène des enfants-soldats, rappelant qu’en 1997 la question ne préoccupait que les ONG.
"Des progrès ont été faits.
Mais le chemin qui reste à parcourir est long.
C’est pourquoi, le Bénin entend mobiliser les autres Etats à commencer par ceux de la sous-région ouest- africaine", a encore dit Mariam Aladji Boni Diallo.
Entre 250.
000 et 300.
000 enfants sont aujourd’hui enrôlés dans les forces et groupes armés, la plupart en Afrique.