Laurent Gbagbo propose la mise en place d’un comité d’évaluation de la crise en Côte d’Ivoire

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) - Le président ivoirien élu selon le Conseil constitutionnel, Laurent Gbagbo, a proposé mardi la mise en place d’un comité d’évaluation sur la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

"Je suis prêt, dans le respect de la Constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d’évaluation sur la crise post-électorale en Côte d’ivoire", a-t-il indiqué dans sa première allocution radio-télévisée depuis le déclenchement de la crise.

Selon lui, ce comité serait dirigé par un représentant de l’Union africaine et comprendrait des représentants de la CEDEAO, de l’UEMOA, de la Ligue arabe, des Nations unies, des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et de la Chine, ainsi que des Ivoiriens de bonne volonté.

Pour Laurent Gbagbo, la mission de ce comité serait d‘analyser "objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise".

Tout en tendant une main à son rival Alassane Ouattara pour un dialogue, Laurent Gbagbo a fait part de sa détermination à ne pas céder aux pressions de la communauté internationale qui lui demande de partir.

"On veut nous terroriser, mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l’illégalité. Ceux qui respectent la Constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie", a-t-il averti.

Depuis la proclamation des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle,  la Côte d’Ivoire se retrouve avec deux présidents, Alassane Ouattara, élu selon la Commission électorale indépendante (CEI) avec plus de 54 pc des voix et Laurent Gbagbo, président sortant proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel avec 51,45 pc des suffrages.

La crise qui s'est installée a déjà fait de nombreuses victimes, notamment jeudi, lorsque les partisans de Ouattara ont tenté sans succès de s'emparer de la Radio-télévision nationale RTI.
-0- PANA GB/JSG/IBA 22déc2010

22 décembre 2010 09:59:49




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