Lancement du plan national d'action sénégalais

Dakar- Sénégal (PANA) -- Le ministre sénégalais de l'Education nationale chargé de l'Enseignement technique, M.
Kansoumbaly Ndiaye, a déploré, vendredi, le déficit en matière de scolarisation enregistré dans son pays, expliquant cette situation par un taux démographique élevé et l'insuffisance des moyens financiers.
Selon l'Agence de presse du Sénégal (APS), M.
Ndiaye, qui présidait la cérémonie officielle de lancement du Plan national d'Action de l'Education pour Tous (PNA/EPT), a précisé qu'un enfant sur trois ne fréquente pas l'école dans son pays, appelant les partenaires, les jeunes et les femmes à une mobilisation "exceptionnelle" dans ce domaine.
Pour sa part, le directeur du Bureau régional de l'UNESCO à Dakar (BREDA), M.
Armoogum Parsuramen, a annoncé que son Organisation consacrera, à partir de 2002-2003, 50 pour cent des ressources destinées à l'éducation à l'enseignement de base.
Pour le directeur du BREDA, avec ce plan, "le Sénégal est en possession d'un puissant outil pour la réalisation de l'éducation universelle", ajoutant toutefois qu'il ne s'agit pas "de se contenter de simples documents".
"Le temps est venu de transformer les réflexions en actions concrètes", a insisté M.
Parsuramen.
Le lancement de ce plan, rappelle-t-on, coïncide avec la célébration du premier anniversaire de la tenue DU 26 au 28 avril 2000, à Dakar, du Forum sur l'Education pour Tous (EFA), qui avait notamment recommandé la mise sur pied d'un plan national d'action avant la fin de l'année 2002.
Le PNA/EPT, dont l'élaboration entre dans le cadre de cette recommandation, intervient quelques semaines après la mise en oeuvre du programme décennal de l'éducation et de la formation (PDEF), rappelle-t-on.
Le Sénégal est ainsi le premier pays africain à satisfaire à cette recommandation, a souligné une source officielle, qui précise que ce plan n'est pas destiné à remettre en cause les consensus obtenus mais plutôt à améliorer, à la lumière des engagements du Sénégal, les objectifs et stratégies de ce cadre d'actions.
Le plan national d'action se veut un instrument de planification qui intègre les orientations et les options du PDEF tant dans le fond que de la forme.
Pour le Sénégal, il est un puissant outil de pilotage devant permettre de réaliser l'éducation de base universelle en 2010 et d'appliquer une importante disposition de la constitution de 2001 à savoir "tous les enfants, garçons et filles, en tous lieux du territoire national, ont le droit d'accéder à l'école".
Le PDEF, qui couvre une période de dix ans (2001-2010) a pour objectif de porter le taux brut de scolarisation (TBS) du primaire à 100 pour cent en 2010, tout en améliorant le niveau des apprentissages.
La première phase triennale (2000-2003) sera axée sur le thème: "améliorer la qualité, étendre l'accès et décentraliser la gestion financière et budgétaire".
La deuxième phase (2003-2007) développera ces différentes initiatives à grande échelle et assistera le système pour scolariser tous les enfants des niveaux 1 à 4.
La troisième phase (2007-2010) consolidera, enfin, la capacité de gestion financière et administrative locale, tout en préparant le chemin pour un programme de scolarisation universelle de l'enseignement moyen.

27 avril 2001 13:34:00




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