Lancement d’un projet-pilote OIM et Interpol contre le trafic d’enfants dans le cacao

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) – L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC, Interpol) ont annoncé, mardi, le lancement d’un projet-pilote pour combattre le trafic des enfants dans l’industrie cacaoyère en Côte d’Ivoire et au Ghana.

Ce projet-pilote conjoint d’une durée de six mois vise à renforcer les capacités de ces deux pays qui produisent 60% du cacao mondial en aidant et en soutenant les enfants victimes de la traite.

Dans sa phase d’exécution, il s’agira d’évaluer l’ampleur du trafic des enfants dans ces deux pays, d’identifier les principaux problèmes à résoudre et de développer une approche globale pour éradiquer le fléau.

Pour la cheffe de la division assistance aux migrants de l’OIM, Laurence Hart, ce partenariat entre les deux organisations est important dans la lutte contre le trafic des personnes et leur apporte une expérience complémentaire.

La cheffe de mission de l’OIM au Ghana, Sylvia Lopez-Ekra a indiqué que les deux organisations sont activement impliquées dans la recherche de financement complémentaire pour poursuivre le projet au-delà de la phase-pilote.

"Notre vision pour la seconde phase sera de combiner l’éducation aux droits de l’Homme de la communauté, les mesures de coercition et s’investir dans une approche de long terme pour mettre fin définitivement à cette pratique. Nous espérons mettre en place une coalition forte incluant le secteur privé, les planteurs de cacao et toute l’industrie de production cacaoyère pour éradiquer le trafic des enfants dans ce secteur ", a-t-elle souligné.

L’OIM va apporter une protection immédiate et une assistance à la reconversion et à la réintégration d’environ 80 enfants victimes de trafic dans le cadre de ce projet.

En mars 2014, l’OIM et Interpol avaient conclu un mémorandum d’entente visant à renforcer leur coopération et collaboration dans la lutte contre la criminalité transnationale, incluant l’éradication du trafic humain, rappelle-t-on.

Selon les données recueillies depuis 2011 par l'OIM, le travail forcé représente environ 70% des personnes victimes de trafic qu'elle aide.

-0- PANA BAL/IS/IBA 14avr2015



14 avril 2015 15:36:27




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