Lancement au Mali d'une caravane de communication sur l'éducation des jeunes filles et l'abandon des mariages précoces

Bamako, Mali (PANA) - Le ministère de l'Aménagement du territoire et de la Population a procédé dimanche au lancement d'une caravane d'une semaine dans des cercles (préfectures) des régions de Koulikoro (Nord-est), Ségou (Centre) et de Sikasso (Sud) en vue de sensibiliser la population malienne sur l’importance de l’éducation des jeunes filles, sur l’abandon des mariages précoces des enfants, l’autonomisation des femmes et en vue de communiquer sur la Santé de la reproduction, à travers le Projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd), a-t-on appris de bonne source.

Selon les organisateurs, cette caravane de communication a été organisée pour favoriser le changement social et de comportement  dans les cercles de Dioïla (Koulikoro), Ségou et San (Centre), Koutiala, Sikasso et Bougouni (Sud).

Au Mali et dans les pays du Sahel, indique le ministère malien de l’Aménagement du territoire, le potentiel du dividende démographique reste faiblement exploité au regard d'un certain nombre de facteurs dont la lente transition démographique.  C'est pour inverser cette tendance qu'est né le projet "Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel".

Ce projet est une initiative régionale née de la volonté des présidents de six (6) pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

Il vise à renforcer le niveau d'autonomisation des femmes et des adolescentes en vue d'accélérer la transition démographique dans la région.

Pour sa mise en œuvre, il est prévu une campagne médiatique dont le but est de booster la demande pour les produits et services de Santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle.

Selon le ministère malien en charge de la Population, pour réussir un changement de comportement social favorable à la santé de la mère et l'enfant, à l'autonomisation des filles et des femmes, à la scolarisation des filles, il faut davantage communiquer pour relever les défis, notamment la persistance des barrières sociales, culturelles et religieuses, l'inégale répartition des radios de proximité, le faible niveau de plaidoyer pour les changements programmatiques et de politiques, le faible niveau de renforcement des capacités des acteurs intervenant dans la communication ainsi que la faiblesse de la documentation et du partage des leçons apprises et l'insuffisance de coordination des activités de communication en matière de population.
-0- PANA GT/TBM/IBA  07mai2018

07 Maio 2018 11:59:23




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