Nairobi- Kenya (PANA) -- La violence sur les lieux de travail, un phénomène planétaire qui continue de faire sentir ses effets néfastes sur le secteur professionnel de nombreux pays, a un impact négatif sur la fourniture de services de qualité et le maintien du personnel de la santé des pays aussi bien développés que sous développés.
Selon les conclusions des recherches conjointes réalisées par plusieurs organismes internationaux de renom, ce phénomène touche le personnel du secteur de la santé des pays en développement et des pays en transition, alors qu'il n'existe aucun signe qui laisse espérer une amélioration de la situation avec le temps.
L'Organisation internationale du Travail, l'Organisation mondiale de la Santé, le Conseil international des Infirmiers et les Services publics internationaux, ont procédé à des recherches dont les conclusions ont été rendues publiques au mois de juin.
Parmi les types d'abus et d'incidents violents examinés, l'on relève les cas d'agression et d'attaques, les abus personnels qui humilient et dégradent une personne, les actes d'intimidation et de harcèlement moral, le harcèlement sexuel, racial et autres, ainsi que les menaces physiques.
Cette recherche a révélé que plus de la moitié du personnel du secteur de la santé a été confrontée au moins une fois, à la violence physique ou psychologique dans le milieu professionnel.
Par exemple, en Afrique du Sud, quelque 61 pour cent des personnes interrogées ont avoué avoir été confrontées à la violence sur leur lieu de travail, tandis qu'en Thaïlande, au Liban et en Bulgarie, 54, 41 et 37 pour cent, respectivement, du personnel de santé ont été victimes de violences.
Des recherches ont également été menées au Portugal, où 60 pour cent des 212 personnes sondées, dans une importante structure sanitaire urbaine, ont révélé que, dans les 12 derniers mois, elles avaient été confrontées au moins une fois, à la violence.
La recherche a révélé que la violence sur le lieu de travail est un phénomène universel, même si elle peut avoir des particularités locales.
Les travaux ont aussi mis en exergue la relation très étroite entre le stress et la violence.
Il a été constaté chez les témoins, des cas de stress imputables à un cas de violence auquel ils ont été confrontés.
Pour aider les autorités à prendre en charge le problème, les quatre organisations ont annoncé qu'elles avaient défini les lignes directrices à suivre dans le cadre d'une démarche préventive, curative, participative et systématique.
Le projet propose des stratégies à mettre en oeuvre pour une reconnaissance de la violence en milieu professionnel, l'évaluation des risques, les interventions, les exercices de suivi et d'évaluation.