La violence persiste en Centrafrique et entrave l'accès aux populations affectées

Bangui, Centrafrique (PANA) – La nouvelle vague de violence qui sévit au centre et au sud-est de la République centrafricaine, notamment à Kaga Bandoro et à Zémio, plonge davantage le pays dans le désarroi, constate l’Office des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaire (United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - OCHA) en Centrafrique, dans un communiqué rendu public ce mardi.

A Kaga Bandoro, suite aux violences samedi dernier entre groupes armés, 9.000 personnes, qui avaient regagné leurs quartiers d’origine à la faveur d’une accalmie, sont à nouveau retournées sur le site de déplacés à côté de la base de la Minusca.

A Zémio, selon les estimations préliminaires, environ 20.000 personnes se seraient déjà réfugiées dans différents sites de la ville, ainsi qu’en République démocratique du Congo.

Aussi  le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi exhorte-t-il les parties au conflit à respecter leurs engagements en faveur de la cessation des hostilités, de la protection des civils et de garantir l’accès sans condition de l’aide humanitaire aux populations.

Il y a exactement deux semaines, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine (RCA), Parfait Onanga-Anyanga, avait appelé à une cessation immédiate des violences, conformément à l’accord signé, la veille à Rome (Italie), entre le gouvernement de la RCA et des représentants des 14 groupes armés centrafricains.

Parfait Onanga-Anyanga, optimiste, avait souligné que l’accord pose "les bases d’une paix et d’une stabilité durables en RCA" et permet "d’envisager l’avenir avec un surcroît d’optimisme".  

"Ces nouveaux affrontements armés aggravent encore davantage les conditions de vie précaires des civils et ajoutent au drame qu’ils vivent depuis leur déplacement et exercent un impact dramatique sur la protection des civils, en entravant l’accès des humanitaires", s’alarme le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi.

Dans les deux localités, théâtres des violences, les besoins critiques et urgents sont l’accès à l’eau et aux vivres,  les acteurs humanitaires étant contraints de limiter temporairement leurs activités, en raison du niveau atteint par les violences.

Selon le Coordonnateur humanitaire, "ce nouvel épisode de violence survient alors que de nombreuses communautés continuent d’être sévèrement affectées dans d’autres foyers de tension, tels qu’à Bria et à Bangassou et que  les Nations Unies, la Communauté humanitaire et internationale, ainsi que les autorités centrafricaines mutualisent leurs efforts, afin que la crise humanitaire en RCA ne soit ni oubliée ni ignorée".

Il faut rappeler que le Plan de réponse humanitaire, d’un montant de 399,5 millions de dollars, n’a été financé qu’à hauteur de 30%, tandis que  les pics de violenc,e qui se sont succédé depuis le début de l’année, ont porté le nombre de personnes dans le besoin de 2,2 à 2,4 millions, faisant de la Centrafrique un des rares pays au monde où près de la moitié de la population a besoin d’une assistance pour survivre.
-0- PANA SSB/IBA 04juin2017

04 july 2017 16:34:40




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