Cotonou- Bénin (PANA) -- Une soixantaine d'experts des 15 pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de représentants d'institutions régionales sont réunis depuis ce mardi à Cotonou pour réfléchir sur la réglementation de la transhumance au sein de l'espace du regroupement régional ouest africain.
Organisée par le secrétariat exécutif de la CEDEAO, la rencontre est destinée, selon la secrétaire exécutive adjointe de la Communauté, Mme Oluremi Aribisala, à identifier et discuter des problèmes et autres insuffisances relevés sur le terrain en matière de transhumance transfrontalière entre les Etats voisins.
Cet examen devrait par la suite permettre de proposer aux Etats des solutions et mesures concrètes susceptibles de permettre de résoudre dans un cadre consensuel les problèmes relevés au niveau de chaque pays concerné et au niveau de l'ensemble de la Communauté.
Selon un mémorandum du secrétaire exécutif de la CEDEAO remis à la PANA à l'ouverture de la rencontre, l'élevage traditionnel basé sur la transhumance contribue pour 7 à 8 % à la formation du Produit intérieur brut de l'ensemble de la région et pour 27 à 33 % des pays sahéliens.
Le mémorandum souligne que le système de transhumance, qui a toujours caractérisé le Sahel et les zones soudaniennes de la sous-région, déborde les frontières politiques et étatiques héritées de la colonisation.
Les circuits de la transhumance mettaient en cohabitation harmonieuse les populations des zones traversées et créaient une interdépendance complexe entre agriculteurs et éleveurs", précise le document.
Le phénomène est cependant mal maîtrisé et la transhumance constitue aujourd'hui une source de préoccupation socioéconomique dans l'espace CEDEAO.
Les 15 pays présents à cette rencontre qui durera jusqu'au 17 novembre sont, outre le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-vert, le Libéria, la Guinée Bissau, la Guinée, la Gambie, le Sénégal, le Mali, le Niger, le Ghana, la Sierra Leone, le Nigeria, la Côte d'Ivoire et le Togo.