La solidarité comme base de développement

Libreville- Gabon (PANA) -- Le Japon, plus grand pays donateur dans le monde, a contribué pour 120 milliards de dollars US environ, soit le cinquième de la contribution des membres du Comité d'assistance au développement (CAD), au cours des dix dernières années, a-t-on appris samedi auprès de l'ambassade du Japon au Gabon.
Selon la même source, Tokyo a également soutenu pour 4,8 milliards de dollars US (qui représentent un quart de toutes les contributions des pays du Groupe des huit les plus industrialisés du monde (G8) pour l'initiative d'allégement de la dette.
D'autre part, le gouvernement nippon envisage de poursuivre la mise en oeuvre des mesures d'assistance en faveur de l'Afrique et annoncées dans le cadre de la "Solidarité entre le Japon et l'Afrique" et à soutenir le plan d'action pour l'Afrique préconisé par le G8.
L'Empire su soleil levant entend promouvoir le développement de l'Afrique par un renforcement de la solidarité et des effets synergiques des processus du NEPAD-TICAD (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique) où l'homme constitue la finalité du développement.
Dans cette optique, le Japon accorde une importance capitale au développement des ressources humaines qui passe, entre autres, par la mise en oeuvre de l'assistance dans les domaines fondamentaux tels que la santé, l'éducation, l'eau.
Depuis 1998, il est prévu une assistance d'un montant de 90 milliards de yen (environ 750 millions de dollars US) dont 63 milliards de yen ont été déjà alloués dans les domaines cités ci- dessus dans le cadre du "Plan d'action de Tokyo".
La TICAD a été créée en 1993 conjointement par le gouvernement japonais, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Coalition globale pour l'Afrique (GCA de son sigle anglais) pour encourager le développement de l'Afrique.
Cette politique, qui accorde une importance au développement des ressources humaines, vise la mise en oeuvre, en Afrique, de nouvelles initiatives en matière d'éducation dont le montant s'élève à plus de 250 milliards de yen (2 milliards de dollars US) étalés sur cinq ans à partir de 2002.
Cette assistance s'inscrit dans le cadre de l' "initiative de soutien à l'éducation de base pour la croissance".
En ce qui concerne l' "initiative d'Okinawa contre les maladies infectieuses", elle est financée par le "Fonds pour la sécurité humaine" des Nations Unies par le gouvernement japonais.
Le Japon accorde également un intérêt particulier à l'accès des produits des pays en voie de développement sur son marché ainsi que l'amélioration de leurs capacités en matière commerciale.
C'est dans cette perspective que des efforts sont consentis dans l'amélioration des tarifs douaniers, par la non limitation du tonnage des produits en provenance des Pays les moins avancés (PMA).
Des dispositions particulières relatives au droit de douanes sont d'ailleurs prévues pour l'année fiscale 2003.
Le partage de l'expérience asiatique avec l'Afrique a contribué à stabiliser la production de la nourriture en Afrique par le truchement de la diffusion du riz "NERICA" (New Rice for Africa), un riz hybride d'Asie et d'Afrique.
Dans l'optique de la promotion de cette coopération, le Japon envisage d'apporter son soutien aux efforts des pays africains par la promotion de la coopération régionale, l'élargissement de leur marché et par l'utilisation efficace des ressources pour le développement.
Cette promotion passe notamment par la mise en valeur effective de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) des Nations Unies ainsi que par le renforcement de la collaboration entre les experts en matière de développement et de commerce.
Ces efforts visent, entre autres, la réalisation d'une "économie de taille critique" l'appui au renforcement des capacités de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), en vue de promouvoir les échanges économiques en Afrique.

28 september 2003 10:49:00




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