La situation en Centrafrique au menu des journaux congolais

Brazzaville- Congo (PANA) -- Les journaux congolais parus cette semaine à Brazzaville se sont penchés encore de la situation en République Centrafricaine (RCA), marquée par l'échec d'un coup d'Etat sanglant dont la paternité a été revendiquée par l'ancien président, André Kolingba.
L'hebdomadaire catholique La Semaine Africaine écrit que "le ratissage est toujours la porte ouverte aux exactions, aux pillages, aux viols, aux tueries et autres destructions des habitations".
"C'est tout comme si par pillage, on donne une carte blanche aux hommes en armes d'agir selon leurs humeurs et instincts", ajoute l'hebdomadaire catholique, affirmant que "le ratissage n'atteint pas ses objectifs malgré ses lourdes conséquences, et avec les pertes en vie humaine qui le caractérisent, on finit par se trouver dans une situation qui s'enlise".
Et journal catholique de souligner qu'"après le Congo- Brazzaville, qui tente aujourd'hui de gagner la paix, la RCA est sur le point de s'ajouter sur la liste des pays en guerre, si ce n'est déjà fait".
Selon La Nouvelle République, hebdomadaire gouvernemental, la population civile subit les affres de ces soubresauts sanglants sur fond d'affrontements ethniques entre les deux camps.
L'Observateur, proche de l'opposition, renchérit en écrivant qu'"un crime de génocide connaissant déjà des dérapages se dessine à Bangui".
Le journal ajoute que "les cadavres sont les victimes d'une opération de règlement de comptes qui risque d'emporter indirectement même les partisans de Patassé".
Pour L'Observateur, "la RCA ressemble, à quelques exceptions près, à la République démocratique du Congo (RDC), devenue le centre de divergences d'intérêts des grandes puissances sous- régionales et internationales".
Les Echos, hebdomadaire proche du pouvoir, souligne de son côté, que "le général André Kolingba, en prenant la paternité du coup d'Etat manqué, porte la responsabilité du malheur d'une ethnie dont il est issu, les Yakoma".
"Avec quatre mutineries à son actif, Kolingba est en passe de devenir un putschiste professionnel, mais il se révèle un piètre officier général", écrit encore l'hebdomadaire.
S'agissant de la mise à prix de la tête de Kolingba 25 millions de F CFA, Les Echos affirme qu'"un général même, devenu soldat de deuxième classe, ne s'attrape pas aussi facilement qu'un poulet".
"Incapable d'assurer la régularité des salaires de ses fonctionnaires, il (le président Patassé) a mis à prix pour 25 millions de F CFA la tête de son ennemi juré", fait remarquer La Semaine Africaine.

08 juin 2001 10:22:00




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