La situation dans les centres d'hébergement de migrants en Libye au menu d'une réunion internationale

Tripoli, Libye (PANA) - Le Comité tripartite sur la question de l'immigration clandestine, composé de l'Union africaine, des Nations unies et de l'Union européenne, a tenu une réunion avec le corps diplomatique africain accrédité en Libye, au siège du ministère des Affaires étrangères à Tripoli, consacrée à l'évaluation de la situation dans les Centres d'hébergement pour immigrants en Libye.

La rencontre a été présidée par la directeur du Département Afrique au ministère libyen des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Salah Abou Rgheigha, avec la présence du Commissaire des affaires sociales de l'Union africaine et des représentants des Nations unies et de l'Union européenne.

La situation dans les centres d'hébergement d'immigrants clandestins en Libye et l'attention accordée par les autorités libyennes à ce dossier après la visite dans un certain nombre de centres d'évacuation jeudi à Tripoli, ont été au menu de la réunion.

Les ambassadeurs ont exprimé leurs remerciements et gratitude aux autorités libyennes pour le traitement réservé aux immigrants dans les centres d'hébergement temporaire, soulignant qu'ils cherchent à intensifier les vols jusqu'à ce que tous les migrants retournent dans leurs pays.

Pour sa part, le directeur du Département Afrique au ministère des Affaires étrangères, Salah Abou Rgheigha, a souligné que toutes les autorités concernées en Libye cherchent à surmonter toutes les difficultés pour faciliter le retour des migrants dans leurs pays.

Pays à la fois d’accueil et de transit des migrants, la Libye fait face depuis ces dernières années à une vague de migrants clandestins sur leur route vers l’Europe. Cette situation est favorisée par le chaos sécuritaire dans le pays qui a donné lieu à des excès commis par des trafiquants et passeurs.

Entre 400.000 et 700.000 migrants se trouvent coincés en Libye, dans des centres de rétention, selon les statistiques de l’Union africaine, qui a décidé, en collaboration avec l’Union européenne, leur rapatriement vers leurs pays d’origine.

Outre le programme de retour volontaire, établi par l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM), en collaboration avec les autorités libyennes, plusieurs pays africains comme le Ghana, le Nigeria et la République démocratique du Congo, ont procédé au rapatriement de leurs ressortissants.
-0-PANA BY/BEH/SOC 22fév2018

22 février 2018 20:16:27




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