La situation alimentaire au Burundi préoccupe le PAM

Nairobi- Kenya (PANA) -- Le Programme alimentaire mondial (PAM) a exprimé, mardi, sa préoccupation devant la détérioration de la situation humanitaire et alimentaire au Burundi, où environ un million de personnes ont besoin de vivres de secours en raison du manque de pluies et de l'insécurité ambiante.
Un récent rapport d'évaluation des vivres et des cultures, présenté par le gouvernement et plusieurs agences de l'ONU, indique que le nombre de personnes ayant besoin de secours alimentaires au Burundi pour les six premiers mois de cette année, a doublé par rapport à la même période en 2002.
L'évaluation, selon un communiqué du PAM transmis à la PANA, a également noté une détérioration de la situation nutritionnelle de la population avec une augmentation du nombre d'enfants admis dans des centres thérapeutiques de nutrition dans les provinces de Ruyigi, de Ngozi et de Kayanza.
"Nous faisons tout notre possible pour répondre aux besoins en vivres ces deux derniers mois, mais nous n'avons simplement pas assez de ressources pour faire face à l'ampleur de cette crise", a dit Mustapha Darboe, le directeur du PAM pour le Burundi.
"Bien que nous ayons reçu d'importants dons des Etats-Unis et de la Commission européenne, nous avons encore besoin d'autres contributions.
Le nombre de personnes affamées a doublé et nous n'avons pas assez de vivres", a poursuivi M.
Darboe.
Il a indiqué que les dons reçus ne couvrent que quatre semaines de consommation, d'où la nécessité de trouver 16.
000 tonnes de céréales, de graines et d'huile végétale pour nourrir environ 1,2 million de personnes d'ici la fin juin 2003.
Il faut environ 9 millions de dollars pour satisfaire les besoins des personnes nécessiteuses au Burundi, indique-t-on.
Bien qu'un accord de paix ait été signé entre le gouvernement et les rebelles, en décembre 2002, la reprise des combats a gravement compromis la distribution de l'aide alimentaire aux populations dans les zones touchées par la sécheresse.
M.
Darboe a expliqué que la crise actuelle menace également la prochaine saison agricole, ajoutant que les pénuries avaient entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires.
Il a averti que les populations affamées pourraient se résoudre à consommer les semences qui leur ont été distribuées.

11 mars 2003 18:54:00




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