La riposte à Ebola doit prendre en compte la peur et la stigamisation, selon le président ghanéen

Accra, Ghana (PANA) - Les réponses régionales et internationales au fléau Ebola doivent "aller au-delà des besoins évidents et réels" et s'attaquer aux problèmes également importants que sont la peur et la stigmatisation, ainsi qu'au nombre croissant d'enfants rendus orphelins par la maladie, selon le président ghanéen et président en exercice de la CEDEAO, John Dramani Mahama.

Il a indiqué jeudi lors du sommet régional sur la fièvre Ebola à Accra, que le Liberia comptait, à lui seul, plus de  2.000 orphelins et que 50 pc des personnes ayant eu la chance de survivre à la maladie dans la région "ne sont pas en mesure de retourner dans les maisons où elles vivaient ni de retrouver leurs emplois".

"Face à un nombre aussi important de main-d'œuvre incapable de travailler à cause de mesures de quarantaine ou de l'infection, les économies du Liberia, de la Guinée et de la Sierra Leone s'effondrent", a dit le président en exercice de la CEDEAO à ses pairs.

Le Liberia est l'un des trois pays ouest-africains les plus touchés par la maladie qui a tué plus de 5.000 personnes, les autres pays affectés étant la Guinée et la Sierra Leone.

"Nous ne pouvons et ne devons pas les (ces pays) laisser comme la maladie les avait trouvés", a dit le président Mahama, ajoutant que: "le faire rendrait tous nos efforts et toute notre aide pratiquement inutiles".

Tout en se félicitant des actions appropriées menées par le Nigeria et le Sénégal, qui ont mis fin à l'épidémie, le président de la CEDEAO a insisté sur le fait qu' "il y a tant à faire et à recevoir" pour vaincre la maladie.

Le président de la Commission de la CEDEAO, Désiré Kadré Ouedraogo, a annoncé que la Commission avait offert un million de dollars à chacun des trois pays infectés pour les aider à renforcer leur combat contre la maladie.

Il a salué "la grande solidarité" en cours au regard de la réponse régionale et salué "la mémoire des milliers de victimes, dont des agents de santé nationaux et étrangers" et présenté ses "sincères condoléances à leurs familles et au peuple des pays affectés".

Le sommet a pris fin sur des décisions majeures visant à combattre l'épidémie, notamment la nomination du président togolais, Faure Gnassingbé, comme superviseur du processus de riposte et d’éradication de la maladie à virus Ebola et la décision de créer un Centre régional pour la prévention et le contrôle des maladies infectieuses en Afrique de l'Ouest et pour le renforcement de la recherche dans la sous-région.
-0- PANA SEG/NFB/JSG/IBA 07nov2014

07 novembre 2014 11:34:28




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