La responsable d'une ONG africaine plaide pour la prévention des violences contre les femmes

Dakar, Sénégal (PANA) – La directrice exécutive de l’organisation non-gouvernementale (ONG) Femmes Africa solidarité (FAS), Bineta Diop, a plaidé mardi à Dakar pour l’enseignement de la culture de la paix dans les écoles africaines.

S’exprimant au cours d’un entretien accordé à la PANA en marge de la réunion d’experts qui a pris fin mardi dans la capitale sénégalaise, elle a estimé que cela pourrait permettre de prévenir les violences dont sont souvent victimes les femmes et les enfants.

«Dès qu’on voit les jeunes brûler tout sur leur passage, on doit les inclure en leur trouvant du travail, mais aussi en les mettant dans les sphères politiques, afin qu’ils puissent contribuer positivement au mécanisme de gouvernance, comme cela a été préconisé par l’UNESCO et d’autres institutions», a déclaré Mme Diop.

«Au lieu d’éteindre le feu, on doit prévenir l’incendie par des mécanismes d’alerte précoce. On doit également faire des actions préventives, mais aussi trouver des solutions immédiates», a-t-elle ajouté.

Estimant que les résultats de la réunion de Dakar ont été très fructueux du fait des recommandations «pertinentes» faites au Groupe des Sages de l’Union africaine (UA), Mme Diop a souligné que les participants ont proposé des actions concrètes dans le but de soulager les femmes et les enfants dans les zones de guerre.

«Les experts, les chercheurs et les universitaires qui ont participé à cette réunion ont préconisé des solutions tangibles, telles que les questions de parité, la protection des enfants ou, en cas de violence, comment redresser la barre», a-t-elle dit.

«Ils ont également fait des propositions sur la reconstruction, pas seulement des structures, mais de la morale afin d’atténuer les traumatismes. Dans certains pays, des actions concrètes ont été initiées telles que l’ouverture de centres de réinsertion», a ajouté Mme Diop.

«Les mouvements d’experts ou de femmes mobilisatrices seuls ne suffisent pas, mais à travers le Groupe des Sages d’Afrique, nous avons trouvé une sorte de canal pour faire notre plaidoyer. Ce Groupe des Sages va porter ce plaidoyer aux chefs d’Etat du continent pour les sensibiliser», a-t-elle affirmé.

Selon Mme Diop, le Groupe des Sages a fait des recommandations par rapport aux violences électorales qui sont devenues un phénomène de plus en plus récurrent.

«Il y aura toujours des conflits, mais en organisant le dialogue qui permettra à chacun de s’exprimer, on arrivera à apaiser la situation et à trouver des solutions», a-t-elle suggéré.

La réunion de Dakar a été organisée par le Département de paix et sécurité de l’UA, en partenariat avec FAS et International peace institute (IPI).

Elle était destinée à «collecter les apports techniques et suggestions des experts participants afin de renforcer ledit rapport».

-0- PANA SIL/AAS/SOC 20oct2011

25 octobre 2011 22:40:36




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