Lagos- Nigeria (PANA) -- La promesse du président nigérian Umaru Yar'Adua de prendre des mesures fermes contre tout responsable public violant la loi sur la corruption a retenu l'attention de la presse nigériane cette semaine.
"Je ne protégerai pas les responsables corrompus", a ainsi titré le Vanguard qui a rapporté mercredi que le président avait fait cette promesse mardi lors de l'inauguration du complexe/siège du Tribunal du code d'éthique à Abuja, la capitale fédérale nigériane.
Le président a averti qu'il ne protégerait aucun responsable public ne respectant pas la loi ou violant le Code d'éthique des responsables publics, le même jour où le président du Tribunal du code d'éthique (CCT), le juge Constance Momoh a demandé l'abrogation de l'article 308 de la Constitution de 1999 qui protège 74 titulaires de charges politiques de poursuites tant qu'ils sont en poste.
M.
Yar'Adua a exprimé sa tolérance zéro contre la corruption comme un principe cardinal de la gouvernance pour un développement économique et une prospérité nationale effective "impossibles à atteindre avec une gouvernance corrompue et un processus politique corrompu".
Le journal ThisDay a pour sa part titré "Je ne protégerai pas les responsables dévoyés, affirme Yar'Adua" et cité le président qui a réaffirmé son engagement pour un Nigeria débarrassé de la corruption.
M.
Yar'Adua a assuré que le gouvernement fédéral soutiendrait le tribunal dans son effort visant à faire respecter la probité, la transparence et la responsabilité par les hauts responsables.
Dans son discours de bienvenue, le président du CCT, le Juge Constance Momoh, avait déploré que la clause d'immunité accordée à certains responsables publics par l'article 308 de la Constitution de 1999 était un obstacle au tribunal.
Dans un autre article sur la corruption intitulé "Le gouvernement fédéral charge Obasanjo à propos des 200 milliards de nairas du fonds écologique", le Sun rapporte que le Conseil économique national à l'issue d'une réunion prolongée à Abuja cette semaine s'est déclaré consterné par la gestion du fonds écologique sous l'ancien président Olusegun Obasanjo.
Le conseil a ainsi révélé que sous la dernière administration, environ 200 milliards de nairas (environ 1,3 milliard de dollars américains), ont été purement et simplement dilapidés de ce fonds.
Le conseil, présidé par l'actuel vice-président Goodluck Jonathan et dont les gouverneurs des 36 Etats constituent les membres entre autres, a déclaré que cette somme a été gaspillée dans des projets fictifs, exécutés sommairement et attribués dans des conditions douteuses.
Toujours à propos de M.
Obasanjo, le Guardian a titré "Soyinka attaque les dirigeants et pointe du doigt Obasanjo pour les malheurs de la nation".
Ce journal a ainsi rapporté que le retard politique et le déclin économique du Nigeria ont encore une fois cette semaine été passés au crible par le lauréat du Nobel, le Professeur Wole Soyinka et d'autres éminents citoyens qui ont proposé des efforts concertés d'urgence pour tirer le pays du gouffre.
M.
Soyinka a préconisé une action positive du peuple pour sauver son avenir et sauver le navire de l'Etat de la mauvaise gouvernance de l'élite, qu'il a également accusée de trahison.
En s'exprimant en tant que conférencier invité sur le sujet "L'intégrité électorale engendre l'intégrité de la gouvernance", lors des célébrations marquant le premier anniversaire de l'élection de M.
Adams Oshiomhole au poste de gouverneur d'Edo, M.
Soyinka a qualifié les actes de la classe politique conservatrice du pays contre les Nigérians de trahison.
Dans une attaque à peine voilée, il a accusé l'ex-président Olusegun Obasanjo d'être la cause des difficultés actuelles du Nigeria.
Le Sun, dans un article intitulé "Le ministre de la police incriminé pour 3,5 milliards de nairas du fonds spécial", a révélé que l'Assemblée nationale a cette semaine violemment attaqué le ministre des Affaires policières, Ibrahim Lane, pour son incapacité à justifier l'utilisation de 3,5 milliards de nairas (environ 27 millions de dollars américains) qui devaient servir à financer des projets de prévention de la criminalité dans sept villes du pays.
Cette somme avait été approuvée pour la Direction de la Police avant sa nomination, mais la Commission des Affaires policières au Parlement s'est étonné que M.
Lane ait pu dépenser une somme aussi importante en dehors du programme spécial de prévention de la criminalité.
Concernant la Coupe du monde des moins de 17 ans, qui se déroule actuellement au Nigeria, le Vanguard a résumé la pensée de la plupart des Nigérians alors que les Golden Eaglets, champions en titre, se préparent à affronter la Suisse en finale dimanche.
"Nous sommes dans un bon état d'esprit pour la finale - Emmanuel", a titré ce journal samedi , en citant Sani Emmanuel, le remplaçant buteur, qui lors des précédents matches a toujours quitté le banc de touche pour marquer les buts dont son équipe avait véritablement besoin pour gagner ses matches.
Le Vanguard a également cité l'entraîneur de l'équipe, John Obuh, qui a déclaré : "Je pense que ce sera injuste pour les supporters nigérians si nous ne remportions pas la coupe dimanche.
Après être arrivé aussi loin et avoir si bien joué, je pense que cette coupe est la nôtre".