La presse ghanéeenne se souvient de trois martyrs de l'indépendance du pays

Accra, Ghana (PANA) - La presse ghanéenne s'est souvenue cette semaine du soulèvement déclenché par le meurtre de trois anciens militaires par les colons qui a accéléré l'accession du pays à l'indépendance.

Le soulèvement né de la fusillade du Christianborg Crossroads est commémoré tous les ans en mémoire d'anciens militaires sans défense tués en 1948 par la police coloniale, alors qu'ils marchaient pacifiquement vers le palais d'Osu, le siège du gouvernement, pour soumettre une pétition au gouverneur de l'époque.

La nouvelle de la mort de ces anciens militaires a entraîné des troubles à Accra et dans d'autres parties du pays, une situation qui a encouragé les mouvements anti-coloniaux à exiger du gouvernement britannique qu'il instaure une commission chargée d'enquêter sur ces meurtres et sur les troubles.

La commission a recommandé l'avènement d'un gouvernement autonome pour la Côte d'Or, ce qui a par la suite abouti à l'accession à l'indépendance politique pour le Ghana le 6 mars 1957.

"Erigeons des monuments en souvenir des victimes de la fusillade du 28 février" recommande en couverture le journal gouvernemental Daily Graphic, qui rappelle que le 64ème anniversaire de la fusillade de Christianborg Crossroad le 28 février a été célébré mercredi à Accra où un appel a été lancé au gouvernement pour qu'il érige des statues à la mémoire de ces héros tombés sur le champ d'honneur.

"Nous avons des monuments, des statues et des édifices nationaux baptisés du nom des Six Grands (les six politiciens artisans de l'indépendance du Ghana) mais rien pour ces braves soldats morts pour l'honneur de la nation", déplore le révérend Stephen O. Adjetey,  fils du sergent C.F.Adjetey, une des victimes de l'incident.

Pour lui, bien que l'incident soit commémoré tous les ans, l'érection de statues en mémoire de ces braves soldats sur le site de l'incident serait un grand honneur.

Lors de la cérémonie symbolique, des gerbes de fleurs ont été déposées et le drapeau hissé au nouveau Nationalism Park d'Osu à Accra pour célébrer l'anniversaire de la mort par fusillade du sergent Adjetey, du caporal Attipoe et du soldat Odartey-Lamptey, tous membres du Régiment Gold Coast de la Royal West African Frontier Force (RWAFF).

Le quotidien Graphic, pour sa part, constate que la tombe du sergent Adjetey négligée.

Le journal raconte que la tombe de l'un des héros de la lutte d'indépendance du Ghana, le sergent C.F.ADjetey, qui pourrait être un lieu touristique, est noyée sous les ordures dans un cimetière abandonné que les enfants ont transformé en terrain de football.
-0- PANA MA/NFB/JSG/SOC 03mar2012

03 mars 2012 11:53:08




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