La présidente du Liberia préside l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - La présidente du Liberia, Ellen Johnson-Sirleaf, a pris les rênes de l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA) des mains du président Jakaya Kikwete de la Tanzanie.

Le président du Mozambique, Armando Guebuza, a été élu vice-président de l'ALMA, une alliance regroupant 41 chefs d'Etat et de gouvernement oeuvrant pour mettre fin aux décès liés au paludisme sur le continent, lors d'une réunion organisée en marge du 18ème sommet de l'Union africaine qui s'est achevée mardi à Addis-Abeba.

La présidente Sirleaf du Liberia hérite d'une campagne contre le paludisme qui a fait des progrès significatifs, mais confrontée à un défi réel en termes de financements.

D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une baisse de 33% des décès liés au paludisme a été enregistrée en Afrique cette dernière décennie.

En dépit de ce progrès, la crise financière globale actuelle - marquée par le report du 11ème Round du Fonds mondial - menace cette dynamique.

ALMA estime qu'il existe un gap de 33 milliards de dollars de financements nécessaires pour réaliser et maintenir la couverture universelle pour les interventions essentielles contre le paludisme, notamment les thérapies combinées à base d'artemisine (ACT), les Tests de diagnostics rapides (RDT)  et les moustiquaires imprégnés d'insecticides de longue durée (LLIN) d'ici à la fin 2015.

"La campagne contre le paludisme est un succès remarquable dans le cadre des efforts visant à améliorer la santé et le bien-être des mères et des enfants, mais nous ne devons pas lâcher prise maintenant", a dit la présidente Sirleaf. "Il y a un impératif moral et économique de combler le déficit de financements", a-t-elle ajouté.

Les membres d'ALMA ont convenu d'intensifier les efforts pour combler les gaps financiers et faire des recommandations et engagements-clé concernant, entre autres, l'utilisation des allocations de la Banque mondiale pour protéger les acquis en matière de santé et prévenir la résurgence du paludisme et approfondir l'engagement de l'Afrique en faveur de la transparence à travers ALMA Scorecard for Accountability and Action, un outil novateur qui surveille les progrès grâce aux indicateurs de santé-clé.

Ils sont également tombés d'accord pour accroître le financement africain pour la santé pour se rapprocher de l'objectif d'Abuja d'allouer 15% du budget au secteur de la Santé et de chercher des stratégies financières novatrices pour élargir les ressources pour la santé.

Huit pays membres d'ALMA -  Bénin, Burundi, Cameroun, Kenya, Mozambique, Rwanda, et Tanzanie – ont été reconnus pour avoir supprimé toutes les taxes sur les produits liés au paludisme, interdit les traitements monothérapiques dangereux, ou avoir fait des progrès significatifs en matière de lutte contre le paludisme.

Un comité d'experts indépendants est chargé d'évaluer ces progrès. ALMA a rendu hommage au président Kikwete, président fondateur de l'alliance.

-0- PANA SEG/NFB/TBM/IBA 31janv2012

31 janvier 2012 16:30:46




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