La politique économique en Afrique était favorable à la croissance en 2011

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - La politique économique sur le continent était, dans une large mesure, favorable à la croissance au cours de l’année écoulée, indique un document sur la situation économique et sociale en Afrique en 2011 réalisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA/ONU) et la Commission de l’Union africaine (UA).

Selon ce document au centre d’une réunion d’experts démarrée  ce jeudi à Addis-Abeba, «dans la plupart des pays africains, la politique monétaire jusque-là incommodante, est devenue neutre en 2011 quand les Banques centrales ont eu la difficile tâche de contenir l’inflation importée tout en soutenant la reprise».

Si dans quelque pays il y a eu un resserrement progressif de la politique monétaire et même dans ce cas, cela n’a pas été fait de façon décisive, dans la plupart des cas, les instruments de politiques ont été maintenus au niveau auquel ils avaient été abaissés durant la crise mondiale, note le document.

Les deux Banques centrales de la zone de la Communauté financière africaine (CFA), par exemple, ont maintenu les taux d’intérêt à un niveau faible en 2011 malgré les mesures de resserrement de la politique monétaire prise par la Banque centrale européenne en début de l’année.

De même, la Banque centrale d’Afrique du Sud (South African reserve bank) a maintenu sa politique de taux d’intérêt faibles pendant la plus grande partie de 2011.

Les exceptions notables ont été le Nigéria et les pays d’Afrique de l’Est (Kenya, Rwanda et Ouganda), où les taux d’intérêt ont été relevés à plusieurs reprises afin de contenir les tensions inflationnistes.

Pour 2012, les autorités monétaires de l’Afrique de l’Est ont décidé de resserrer la politique monétaire afin de contenir les pressions inflationnistes persistantes.

De nombreux pays vont très probablement maintenir une politique monétaire accommodante, étant donné qu’une reprise mondiale robuste ne va probablement pas se matérialiser de sitôt et ne se matérialisera pas tant que la crise de la dette souveraine dans la zone euro n’aura pas été résolue de façon définitive.

La politique budgétaire est également restée favorable en 2011, la plupart des pays s’étant efforcés de stimuler la croissance en augmentant les dépenses d’infrastructure et de protection sociale.

La tenue d’élections dans une vingtaine de pays a également eu pour effet de stimuler les dépenses publiques en 2011.

En conséquence, le déficit budgétaire global de l’Afrique s’est creusé, atteignant 4,4% du PIB en 2011, contre 3,7% en 2010.

En Afrique du Nord, certaines dépenses publiques ont été augmentée afin d’assurer la stabilité sociale par le biais de subventions aux prix.

La rencontre des experts, qui prend fin dimanche, se tient en prélude à la cinquième réunion conjointe de la Conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’UA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique pour l’Afrique, qui démarre lundi dans la capitale éthiopienne sous le thème «Libérer le potentiel de l’Afrique en tant que pôle de croissance mondiale».
-0- PANA IT/AAS/IBA  22mars2012

22 mars 2012 15:01:49




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