La nouvelle Constitution et des faits de société à la Une des journaux ivoiriens

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) - Fraternité Matin, journal gouvernemental, en nous rapportant, ce mardi matin, la promulgation de la nouvelle Constitution de façon solennelle par le Chef de l’Etat, le Président Alassane Ouattara, nous explicite les raisons pour lesquelles le vice-président n’a pas été nommé comme attendu par tous les médias.

Le tabloïd révèle qu’en réalité les dispositions de l’article 179 de la nouvelle Constitution indiquent clairement que le président de la République en exercice à la date de la promulgation de la nouvelle loi fondamentale, nomme le vice-président de la République, après vérification de ses conditions d’éligibilité par le Conseil constitutionnel.

Ainsi donc, poursuit Fraternité Matin, le vice-président nommé prête serment, dans les conditions fixées par la loi, devant le Conseil constitutionnel de façon solennelle. Pour le vice-président, comme l’annonce le Patriote, proche du pouvoir, wait and see  encore ! Probablement après les Législatives. En souhaitant bon vent à la nouvelle République, le quotidien engage le président de la République à continuer l’œuvre de transformation du pays et annonce les projections à venir pour les Ivoiriens.

Dans le même élan, l’Inter, indépendant, et l’Expression, proche du pouvoir, commentent l’inauguration de la IIIème République et invitent les Ivoiriens à se l’approprier au nom de la démocratie.

Le Quotidien d’Abidjan, proche de l’opposition, prend le contre-pied des commentaires susmentionnés en rapportant le débat des médias français sur la nouvelle Constitution. A sa UNE, la Constitution de Ouattara incendiée sur TV5 qui rapporte que « cette constitution ne garantit pas la paix ».

Dans ce même espace, Stéphane Kipré appelle les leaders du Front du Refus au renforcement de l’unité dans la lutte contre, dit-il, la constitution de Ouattara.

Outre le débat sur la promulgation de la nouvelle Constitution, le quotidien nous fait le point statistique de la grève générale de la Fonction publique qu’il qualifie de "révolte sauvage et inoubliable contre la dictature".

Le Temps, proche de l’opposition, en évoquant cet évènement, parle plutôt de ralentissement à Abidjan et de paralysie à l’intérieur du pays. Dans ce tabloïd, une importante lucarne est consacrée à l’insécurité à Abidjan où le régime est mis en cause dans le phénomène des microbes.

Soir Info revient sur le phénomène des microbes (bandes d'enfants délinquants) à Abobo où de violents affrontements ont eu lieu mardi avec les Force de l’ordre.
-0- PANA JU/BEH  09nov2016


09 novembre 2016 16:49:48




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