La naissance d’un nouveau groupe armé préoccupe Bangui

Bangui, Centrafrique (PANA) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) indique avoir appris l’annonce de la naissance d’un nouveau groupe armé en Centrafrique, baptisé Rassemblement des Républicains et dénonce cette création qui mènerait vers plus de violence, alors que "la solution à la crise passe par le dialogue”.

Le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, faisait part de la préoccupation de son institution en rapport avec cette annonce qui survient au moment où la plupart des groupes armés prennent part, depuis fin août, à une opération-pilote du Désarmement, Démobilisation, Réintégration (DDR) et que des initiatives pour la paix sont mises en place sous le leadership des autorités nationales.

Vladimir Monteiro, qui s’exprimait mercredi lors la conférence de presse hebdomadaire, a précisé qu’à Bangui, «87 combattants dont quatre femmes ont été enregistrés à ce jour, en vue de leur démobilisation et réintégration».

«Les groupes armés doivent cesser les hostilités, s’engager de bonne foi dans le Programme National du DDR et parvenir à un accord global de paix, dans le cadre de la Feuille de route de l’Union africaine (UA) et de la communauté Sant’Egidio, sous le leadership des autorités», estime le porte-parole.

Il faut rappeler que, le 19 juin dernier, avait été signé à Rome (Italie), sous l’égide de Sant' Egidio, l’Accord pour la pacification de la Centrafrique au bas duquel avaient apposé leurs signatures aussi bien les officiels de la République que la douzaine de groupes armés que l'Accord désignait par le vocable «Groupes politico-militaires».

Sur le plan sécuritaire, ce dernier a fait part de l’intervention, lundi à Bria, des casques bleus de la MINUSCA pour empêcher l’entrée dans la ville d’un nombre important d’éléments armés du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), tout en mettant en garde contre les pressions exercées par des groupes armés sur des religieux, notamment dans le Nord-Ouest de la Centrafrique.

«Les responsables religieux et les plateformes religieuses ont un rôle important à jouer dans la promotion du vivre-ensemble et de la cohésion sociale dans les communautés”, a-t-il précisé.

Le porte-parole de la Force de la MINUSCA, lieutenant-colonel Côme Ndayiragije a, pour sa part, fait remarquer que dans les régions, la Force poursuit ses opérations de protection des civils et continue d’escorter de nombreux convois à vocation humanitaire pour «permettre aux populations civiles d’avoir accès à l’assistance humanitaire".

Quant à la composante «Police de la MINUSCA», elle est sur le point d’être renforcée par le recrutement de 500 policiers et gendarmes, dont le processus de finalisation se poursuit, comme l’affirme son porte-parole, Oana Andreea Popescu.

«A l’issue des épreuves, 500 candidats ont été admis sur la liste principale et 184 sur la liste d’attente. L’arrêté interministériel qui officialise ces listes est signé et une campagne de communication sera menée ultérieurement par les autorités nationales pour aviser les candidats retenus, avant de préciser les dates d’incorporation dans les deux écoles, une fois celles-ci opérationnelles», a indiqué Popescu.
-0- PANA SSB/IS/SOC 06sept2017

06 septembre 2017 17:06:53




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