La flambée de violence à Kaga Bandoro réduit l'espace et l'assistance humanitaires (LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE CONDAMNE LA RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE A KAGA BANDORO)

Bangui, Centrafrique (PANA)   - Le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, Mohamed Malick Fall, condamne fermement la nouvelle flambée de violence qui a secoué ce mercredi la localité de Kaga Bandoro (préfecture de la Nana Gribizi).

A la suite de ces attaques, les locaux de plusieurs ONG internationales et nationales ainsi que des résidences d’autorités locales ont été pillés, tandis que des habitations des déplacés du camp de l’Evêché ont également été incendiées.

Aussi plus de 5 000 déplacés du camp de l’Évêché se sont-ils réfugiés à côté de la base de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) et environ 250 autres contraints de se regrouper autour du bâtiment commun des Nations Unies.  

«Cette insécurité demeure une source de préoccupation et constitue un défi de taille à la protection des déplacés et à la prise en charge rapide des blessés»,  déplore le Coordonnateur humanitaire, qui précise qu’elle rend plus difficile encore l’accès aux populations vulnérables qui sont «les premières victimes de l’insécurité et de la violence » et dont « elles exacerbent la vulnérabilité et la précarité ».

Il faut rappeler que, suite aux cambriolages de certaines de leurs bases à la fin du mois de septembre, les acteurs humanitaires avaient déjà réduit, de façon significative,  leurs activités et leur présence dans la région (Kaga-Bandoro, Batangafo, Kabo, Moyenne Sido) où l’insécurité alimentaire affecte 120.000 personnes et où sont toujours déplacées 73.206 personnes.

Par ailleurs, dans la seule localité de Kaga Bandoro, qui se relève à peine des inondations du 4 octobre dernier ayant affecté 3.000 personnes dans 14 quartiers, cette réduction de l’espace humanitaire prive au moins 200.000 personnes d’assistance humanitaire.

A cet effet, Mohamed Malick Fall met en garde contre une nouvelle dégradation sécuritaire et ses impacts négatifs sur l’acheminement de l’aide humanitaire, en insistant sur « les principes de neutralité et d’impartialité qui guident l’action humanitaire et l’urgence de secourir les populations dont la vulnérabilité est exacerbée par l’impact de la violence ».

-0- PANA SSB/IBA 13oct2016

13 octobre 2016 11:53:24




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