La femme se veut politiquement l’égale de l’homme à l’horizon 2025 au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) - La Journée internationale dédiée aux droits de la femme a été célébrée, mardi, au Burundi, sous le signe du combat qu’elle va mener dans le sens d’une «parité totale» (50-50) avec l’homme dans les différentes institutions à l’horizon 2025, selon le thème annoncé par le ministère burundais du Genre, de la Solidarité nationale et des Droits humains.

C’est la Première dame du pays, Denise Nkurunziza, qui a pris les devants, mardi, en allant rehausser de sa présence, les cérémonies de la journée, au niveau national, à Bubanza, une province du Nord-Ouest du Burundi.

Cette catégorie sociale représente 51,10% de la population burundaise et son combat pour l’égalité force le respect, avec un certain nombre d'acquis déjà engrangés au cours de ces dernières années.

Une forte mobilisation et implication des femmes leaders a notamment payé lors des négociations inter-burundaises de sortie de guerre civile ayant débouché à la signature de l’Accord d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation nationale.

Au bout du combat, les femmes ont arraché un quota inespéré de 30% de postes de responsabilités dans les différentes instances de prise de décisions qui les discriminaient jusque-là.

Ce quota est devenu une tradition bien respectée et, au terme des élections générales de 2015, les décideurs sont allés parfois au-delà des 30% de responsabilités dévolues aux femmes dans des institutions-clé, comme le gouvernement et le Parlement burundais.

C’est encore grâce à leur lobbying et plaidoyer soutenus que le pouvoir a initié une série de politiques nationales allant dans le sens d'une plus grande promotion de l’égalité de Genre.

Outre la création récente du «ministère de la Solidarité nationale, des Droits de la Personne humaine et du Genre», une «Politique nationale Genre» (2012-2025), ainsi qu’un « Guide d’intégration du Genre dans le « Programme national de réforme de l'Administration publique» (PNRA), ont vu le jour au cours de ces dernières années.

La politique de l’éducation gratuite à la base a également tiré du bois beaucoup de petites filles jusque-là otages des travaux champêtres et ménagers.

La prise en compte du Genre est également l’une des conditionnalités que mettent systématiquement en avant des partenaires techniques et financiers du pays pour fournir leurs aides au développement.

Contrairement aux élites féminines décomplexées et haut placées qui ont voix au chapitre, on remarque que des efforts restent, par contre, à consentir pour tirer vers le haut la femme rurale, cantonnée aujourd'hui encore massivement dans les champs et les travaux ménagers.
-0- PANA FB/IS/IBA 08mars2016

08 mars 2016 13:47:13




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