La diaspora appelée à devenir le « cheval de bataille » pour l’investissement « avisé » au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) - Une Semaine de la diaspora burundaise a débuté, mardi, sous le thème central pour elle de « devenir le cheval de bataille pour l’investissement avisé, la culture de l’innovation, le transfert des connaissances et du savoir-vivre au Burundi», apprend-on de source diplomatique à Bujumbura.

Au cours de la Semaine, il est prévu des conférences, des ateliers d’échanges et de partage d’informations et de stratégies sur les opportunités d’investissement au Burundi, sur la politique étrangère du pays dans la région et dans le monde, les défis de l’immigration et du développement, les attentes de la diaspora burundaise en général, indique un communiqué de presse du ministère burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale.

Les membres de la diaspora vont encore joindre l’utile à l’agréable grâce à une soirée culturelle, un cocktail, un pique-nique en plein air et une visite guidée de certains sites touristiques du terroir. Ceux de la diaspora qui auront conçu ou développé des projets vont également avoir un espace pour les présenter, prévoit le programme de la Semaine.

Les chiffres de la diaspora burundaise, en termes de nombre exact et de contribution financière à l’économie nationale, restent mal connus dans un pays où les pouvoirs publics commencent à peine à s’intéresser à cette catégorie sociale dont la plupart des membres avaient quitté le pays à la sauvette, suite à des guerres civiles cycliques des années 1972 et 1993.

La diaspora burundaise a pour le moment beaucoup plus le mérite de s’occuper du règlement des problèmes financiers des membres de la famille que ceux du pays, fait-on observer.

Cette catégorie sociale particulière reste cependant disposée à donner un coup de pouce à l’économie nationale, moyennant l’assouplissement du système actuel de transfert de fonds qui est jugé pour « trop onéreux » en termes de commissions par les expatriés de différents profils.

Le gros de la diaspora burundaise reste aujourd’hui encore constitué par des exilés politiques et, dans une moindre mesure, d’exilés économiques qui sont surtout recensés en Belgique, l’ancienne puissance coloniale du Burundi, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, dans les pays nordiques et aux Etats-unis d’Amérique.

Depuis 2009, il existe cependant un décret portant réorganisation du ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale, qui réserve un chapitre important aux attentes du pays vis-à-vis de ses filles et fils expatriés volontaires ou malgré eux.

Parmi ces attentes figure en bonne place, le transfert des fonds et des compétences pour participer aux efforts de développement de la mère-patrie.

En contrepartie, le décret engage le gouvernement, à travers le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale et des ambassades du Burundi à l’étranger, à veiller à la protection des intérêts de la diaspora.

Le gouvernement encourage également la diaspora burundaise à créer des partenariats avec les associations à l’intérieur du pays et à s’impliquer dans la promotion des investissements étrangers et du tourisme local.
-0- PANA FB/BEH/IBA   29juil2014

29 july 2014 14:27:30




xhtml CSS