La dette continue de "peser lourdement" selon la BADEA

Dakar- Sénégal (PANA) -- La dette extérieure continue de "peser lourdement" sur les économies des pays en voie de développement situés en Afrique subsaharienne, indique le rapport annuel de la Banque arabe pour le développement en Afrique (BADEA), cité par l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"Le problème persiste en dépit des efforts déployés dans le cadre de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE)", poursuit la même institution, soulignant que 16 pays, dont le Sénégal, ont profité d'un allègement de dettes d'un montant global de 25,1 milliards de dollars.
Selon la BADEA, le montant de la dette extérieure de l'Afrique subsaharienne a atteint 253,9 milliards de dollar à la fin de l'année 2000 contre 252,5 milliards de dollars en 1999, soit une légère variation de moins d'un pour cent.
En pourcentage du Produit intérieur brut total (PIB, ensemble des richesses créées), cela représente une baisse de 75,4 pour cent contre 78,9 pour cent en 1999, indique le rapport.
Le service de la dette en Afrique subsaharienne s'est toutefois élevé à 27,2 milliards de dollars contre 23,6 milliards de dollar l'année précédente, ajoute le document.
Les engagements financiers de la BADEA en 2000 se sont accrus de 3,7 pour cent, soit 123,95 millions de dollars, comparé à l'exercice précédent, relève encore la BADEA.
Les prêts étaient principalement investis dans des projets d'infrastructures (66,56 millions de dollars), des projets d'agriculture (39,95 millions de dollars) et le secteur industriel (18,4 milliards de dollars).
Le taux d'intérêt moyen de ces engagements s'élevait à 2,29 pour cent en 2000 contre 3,05 pour cent en 1999, précise-t-on.
Dans le même temps, la période moyenne de remboursement se situait à 25,95 ans contre 18,2 ans en 1999, traduisant un intérêt que la banque accorde aux crédits à long terme à un taux faible.

18 septembre 2001 11:00:00




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