La cure salée, un cadre propice de sensibilisation.

Niamey- Niger (PANA) -- Les autorités nigériennes ont profité de la "cure salée" de 2001 pour organiser des séances de sensibilisation sur le SIDA à l'intention des autorités coutumières, politiques, mais surtout, des nombreux nomades et pasteurs dont beaucoup ignorent l'existence de la maladie, a-t-on constaté sur place.
Au cours de cette fête traditionnelle à Ingall (850 km au nord de Niamey, la capitale) qui réunit chaque année l'essentiel des éleveurs du Niger, les autorités du pays procèdent habituellement à des séances d'information et de sensibilisation sur les préoccupations de l'heure, ainsi que sur la politique gouvernementale en matière d'élevage et de développement rural.
"Le plus important, c'est de relever que le SIDA existe et n'épargne malheureusement pas notre pays.
Le chef de l'Etat nigérien s'est porté au premier rang dans la lutte dans laquelle les chefs traditionnels et les cadres du commandement territorial doivent servir de relais pour que le message soit porté jusqu'aux hameaux les plus reculés", a déclaré mercredi Jules Ouguet, le ministre conseiller spécial du Président de la République.
Ingall, localité située non loin d'Agadez, a accueilli à la faveur de la "cure salée", des milliers de participants, hommes et femmes pendant toute la semaine qu'a duré la manifestation devenant du coup un foyer présumé de propagation de la maladie.
Citant des sources hospitalières, une récente enquête de journalistes avec l'UNICEF indique qu'en 2000, sur 917 tests effectués dans le département d'Agadez, 429 malades du SIDA ont été détectés avec une séroprévalence de 116 personnes vivant avec la maladie.
Cette enquête révèle également que le tout premier cas de SIDA au Niger a été détecté en 1987 à Arlit, dans la région d'Agadez.
Des sources officielles évaluent à 5.
000, le nombre de Nigériens malades du SIDA quand l'ONUSIDA avance le chiffre de 65.
000.

20 septembre 2001 17:05:00




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