La crise libyenne ne peut être résolue qu'à travers une réconciliation inclusive, selon le ministre des Affaires étrangères

Tripoli, Libye (PANA) - "La résolution de la crise libyenne ne peut se faire qu'à travers un processus politique via une réconciliation nationale inclusive qui comprend tous les acteurs et institutions de sécurité et militaires du pays", a déclaré le ministre des Affaires étrangères  du gouvernement d'union nationale, Mohamed Taher Siala.

Lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères arabes mardi au Caire, en Egypte, M. Siala a déclaré que la Libye cherchait une solution à la situation politique complexe et à trouver une raison appropriée pour l'unité, précisant qu' à cet égard, Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel, a présenté une initiative sous forme de feuille de route pour la gestion de prochaine étape, en plus de la Déclaration de Paris pour mener la Libye à bon port.

Il a ajouté dans son discours que "l'homogénéité du peuple libyen à travers ses composantes culturelles facilite la création d'un terrain  approprié pour résoudre les problèmes et trouver les moyens d'atténuer les souffrances des citoyens", ajoutant "nous réaffirmons l'appel à la Chambre des représentants (Parlement) pour s'acquitter de ses obligations par la tenue d'une plénière avec le quorum nécessaire pour inclure l'Accord politique dans la Déclaration constitutionnelle".

Le chef de la diplomatie libyenne a appelé aussi "à la réunion du comité mixte entre la Chambre des représentants et le haut Conseil de l'Etat pour établir la sécurité et la stabilité en Libye, dans le cadre de ce qui a été convenu lors de la réunion du Comité présidentiel de haut niveau de l'Union africaine qui s'est tenue à Brazzaville le 9 septembre courant sur l'amendement de l'Accord politique.

Il a également appelé "la Chambre des représentants à compléter la loi électorale et le référendum populaire sur la Constitution pour assurer la création de l'Etat civil et démocratique".

M. Siala a souligné, par ailleurs, que le rôle des Nations unies dans la résolution de la crise libyenne est essentiel, assurant que la nomination de Ghassan Salamé comme nouveau Représentant du Secrétaire général des Nations unies en Libye confère la confiance, eu égard à ses capacités et son expérience, ainsi que sa connaissance de la spécificité et des composantes de la société libyenne qui lui permettront de réussir dans cette tâche.

Le processus politique en Libye est dans l'impasse depuis plusieurs mois, butant sur l'incapacité des protagonistes libyens á s'entendre pour la mise en œuvre de l'Accord politique libyen signé le 17 décembre 2015 à Skhirat, au Maroc.
-0-  PANA  BY/TBM/SOC  12sep2017

12 september 2017 23:20:43




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