La création de l'Université panafricaine au menu du sommet de l'UA

Malabo, Guinée équatoriale (PANA) - Le projet de l'Union africaine de créer une Université panafricaine (PAU), de satisfaire les besoins du continent en matière de développement et d'injecter une main-d'oeuvre hautement qualifiée aux secteurs économique, politique et socioculturel, seront au centre du 17ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement africains qui s'ouvre ce jeudi à Malabo, en Guinée équatoriale.

Le sommet de deux jours est organisé sous le thème "Accélérer l'autonomisation des jeunes pour le développement durable", qui vise à fournir un meilleur environnement et un meilleur savoir-faire à la jeunesse africaine pour exceller et contribuer de façon significative à la paix, à la sécurité, à la croissance socio-économique et au développement durable du continent.

Le thème n'a pas été choisi au hasard.

La crise dans les pays nord-africains,  déclenchée en grande partie par le chômage des jeunes, a servi d'avertissement précoce aux autres nations africaines pour agir rapidement en faveur de la création des emplois tant désirés pour leurs populations, essentiellement jeunes, sous peine de faire face à une crise similaire.

Les statistiques soulignent que les jeunes doivent avoir un emploi rémunéré pour éviter la crise.

En Tunisie, d'où à démarré le "printemps arabe", le pays a une population majoritairement jeune (51pc), âgée de moins de 30 ans.

En Egypte, touchée à son tour par la révolution, les jeunes âgés de moins de 30 ans représentent 61 pour cent de la population.

Le pourcentage est même plus élevé dans un pays comme le Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, dont 64,5 pc de la population sont âgés de moins de 30 ans, une situation dans une large mesure comparable aux autres nations africaines.

Ainsi, l'explosion de ces pays n'est qu'une question de temps si aucun effort n'est fait non seulement pour créer des emplois, mais aussi pour veiller à ce que les jeunes soient dotés du savoir-faire nécessaire pour être compétents dans un monde de plus en plus compétitif.

La création de la PAU s'inscrit en partie dans le cadre des efforts pour satisfaire aux besoins de renforcement des capacités des jeunes générations africaines actuelles et futures, un projet ambitieux de la Commission de l'Union africaine (CUA), approuvé par l'Assemblée des chefs d'Etat et de gouvernement.

La PAU comprend cinq Instituts qui correspondent aux cinq domaines thématiques jugés pertinents pour le développement et la croissance de la jeunesse africaine: les Sciences spatiales, les Sciences hydrauliques et énergétiques (y compris le changement climatique), les Sciences fondamentales, la Technologie et l'Innovation, les Sciences de la vie et de la terre (y compris la santé et l'agriculture),  mais aussi la Gouvernance et les Sciences humaines et sociales.

Les cinq Instituts seront implantés dans les cinq régions de l'Afrique: Afrique du Nord, Afrique de l'Ouest, Afrique centrale, Afrique orientale et Afrique australe et chaque institut comprendra un réseau de Centres disséminés à travers le continent et travaillant sur les mêmes domaines thématiques listés ci-dessus.

Les ministres africains de l'Education, qui se sont réunis le 13 mai 2011 à Nairobi, au Kenya, sous l'égide de la Conférence des ministres de l'Education de l'Union africaine (COMEDAF), ont déjà préparé les détails du lancement de la PAU.

Le défi se situe maintenant au niveau de l'Assemblée des chefs d'Etat et de gouvernement, qui se verront soumettre les détails lors du sommet en Guinée équatoriale, afin d'accélérer le processus de création de l'Université panafricaine.
-0- PANA SEG/NFB/JSG/IBA 30juin2011

30 juin 2011 12:43:45




xhtml CSS