La création d'un Centre de contrôle et de prévention des maladies au menu des travaux du sommet d'Abuja

Abuja, Nigeria (PANA) – Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine, réunis ce lundi au sommet spécial sur le VIH, la tuberculose et le paludisme, examineront, entre autres recommandations, la proposition du ministre éthiopien des Affaires étrangères, M. Tedros Ghebreyesus, de créer, sous l'égide de l'Union africaine, un « Centre africain de contrôle et de prévention des maladies » (African Center for Diseases Control and Prevention - African CDC) ou une Commission de la Santé pour l'Afrique (Health Commission for Africa).

Le chef de la diplomatie éthiopienne, qui faisait cette proposition samedi,  lors des travaux du Conseil exécutif de l'Union africaine (réunion des ministres des Affaires étrangères) en prélude au sommet d'Abuja, estime qu'une telle structure sera de nature à permettre à l'Afrique de produire des données et à entreprendre des recherches utiles à la prise en compte des problèmes de santé.

« Notre réussite dépend en effet du résultat d'une appropriation par les pays et d'un leadership  fort, d'une implication active de la communauté, d'une amélioration du système de santé et d'un soutien universel sans précédent à  l'accès à des services qui sauvent la vie », a expliqué M. Tedros Ghebreyesus, allant dans le sens des préoccupations soulignées par le rapport « Traitement 2015 » au sujet du renforcement des systèmes sanitaires et communautaires.

En effet, le rapport affirme que des établissements compétents, accessibles et des agents de santé qualifiés constituent les piliers  d’un traitement efficace du VIH, au même titre que l'approche relative à la production des médicaments antirétroviraux génériques en Afrique.

Se fondant sur le fait qu'environ sept personnes sur dix vivant  avec le VIH résident en Afrique, le rapport indique que parvenir à  l’accès universel au traitement du VIH, « des efforts concertés pour garantir  l’approvisionnement à long terme de  médicaments antirétroviraux de haute qualité et  à prix abordable dans la région africaine sera indispensable », contraignant le continent  à « produire localement des produits pharmaceutiques ».

Une condition importante pour que le continent puisse  progresser vers l’objectif d’un accès universel au  traitement à long terme et le maintenir, mais également une approche qui intègre le plaidoyer auprès des  BRICS (Brésil, Fédération de Russie, Inde,  Chine et Afrique du Sud) en faveur d’un  partage de savoir-faire et d’expertise via le transfert de technologie pour renforcer la capacité de production en  Afrique.

Il convient de rappeler que dans le cadre  de la coopération entre le Mozambique et le Brésil,   l'Institut brésilien de technologie pharmaceutique, Farmanguinhos, et la Mozambican Medications Company (SMM) ont implanté au Mozambique, depuis juillet 2012, une usine de production  de 226 millions de doses annuelles de trois antirétroviraux, à savoir, Lamivudine   Zidovudine, Nevirapine et Ribavirin, qui seront distribuées au Mozambique où environ 2,7 millions de personnes vivent avec le VIH/SIDA.

En plus des antirétrioviraux, 21 autres types de médicaments seront produits, parmi lesquels des antibiotiques, des anti-anémiques, des anti-inflammatoires, des diurétiques, des anti-parasitaires, des anti-hypertenseurs, et des corticoïdes, afin d'atteindre annuellement une production d'environ 371 millions de médicaments.
-0- PANA SSB/IBA 15juillet2013



15 juillet 2013 17:12:51




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