New York, Etats-Unis (PANA) - Le Secrétaire général-adjoint de l'ONU, Jan Eliasson, a souligné l'importance de développer une coopération étroite et active entre l'organisation et l'Union africaine (UA) pour faire face aux questions critiques de l'heure, notamment l'instabilité au Mali et la crise alimentaire dans la région du Sahel.
M. Eliasson, qui s'exprimait devant le 19ème sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, s'est dit persuadé que si les deux institutions s'unissaient, leur partenariat serait plus fort et plus efficace.
Dans une copie de son discours obtenu ce lundi par la PANA à New York, l'officiel onusien estime que: "ce partenariat va en retour renforcer les deux organisations dans leur détermination collective à exercer les responsabilités qui leur incombent pour le bien-être du peuple de ce grand continent et du monde".
M. Eliasson, qui a pris ses fonctions au début du mois, a cité un certain nombre de domaines dans lesquels l'ONU, l'UA et les organisations sous-régionales africaines ont oeuvré ensemble, notamment en faveur de la promotion d'un futur pacifique en Somalie, du règlement de la crise politique en Guinée-Bissau et en s'attaquant à la menace posée par les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en Ouganda.
Il a également souligné la nécessité pour l'ONU, l'UA et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) de continuer à travailler ensemble pour le rétablissement de l'intégrité territoriale et la sécurité des populations au Mali.
Toutefois, le Secrétaire général-adjoint a averti que la situation dans le Nord du Mali, où des milices armées et des groupes terroristes continuent de contrôler les populations locales, était alarmante et constituait une menace pour la région et au-delà.
"Il est impératif d'intensifier nos efforts conjoints en vue de trouver une solution politique et humanitaire et de mettre fin à la souffrance de la région du Sahel en Afrique de l'Ouest, où 18 millions de personnes risquent de mourir de faim.
"Un million d'enfants sont en danger immédiat. Le monde doit agir face à cette catastrophe humanitaire en cours, sans aucun doute la pire que connaît le monde aujourd'hui", a prévenu M. Eliasson.
Il a également demandé aux pays africains de se focaliser sur la réalisation des Objectifs de développement du millénaire (OMD) d'ici à l'horizon 2015.
"L'Afrique a déjà fait des progrès constants - sur l'éducation, l'égalité des sexes, la santé et la réduction de la pauvreté. Des milliers d'enfants sont à l'école. Presque tous vos enfants ont reçu une éducation primaire, ce qui aidera à construire votre futur".
"Beaucoup de pays montrent des acquis économiques importants, ont mis des millions d'enfants supplémentaires à l'école, ou sont en passe d'atteindre les objectifs de réduction des décès évitables de mères et d'enfants. Nous voyons également comment les Etats africains exploitent la puissance de la technologie pour aider les femmes enceintes. Beaucoup de nations africaines enregistrent une augmentation des revenus nationaux par tête".
"Toute cette énergie et vitalité positives, émanant de ce grand continent, doivent être reconnues et appréciées, surtout quand les conflits violents dominent les titres de la presse", a-t-il observé.
Selon des informations publiées dimanche sur les progrès du continent concernant les OMD, l'Afrique sub-saharienne doit fournir un accès universel à un travail et des services sociaux décents pour atteindre les progrès décisifs en termes de développement.
Le rapport intitulé " Evaluation des progrès de l'Afrique relatifs aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)" montre que des progrès ont été faits concernant l'inscription à l'école primaire, l'égalité des sexes dans l'inscription à l'école primaire, la proportion de sièges occupés par des femmes dans les parlements nationaux et les taux de prévalence du VIH/SIDA".
Toutefois, constate le rapport, en dépit de ces progrès, l'Afrique doit encore corriger les inégalités systématiques en termes de revenus, créer des emplois décents, promouvoir l'accès aux services de santé et d'assainissement.
Le rapport est publié tous les ans par la Commission de l'UA, la Banque africaine de développement, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA).
-0- PANA AA/SEG/NFB/JSG/IBA 16juil2012