La conférence sur la femme libyenne plaide pour l’égalité entre homme et femme

Tripoli, Libye (PANA) - La première conférence mondiale des femmes en Libye a souligné l'importance de la réalisation de l'égalité entre hommes et femmes en droits et devoirs, ainsi qu’en citoyenneté et la nécessité de leur assurer une participation dans l’action politique, en fournissant les compétences requises.

Les recommandations de cette conférence, qui a clôturé ses travaux mardi soir à Tripoli, ont mis l’accent sur l'importance de la représentation des organisations de la Société civile en termes de supervision au sein du comité de rédaction de la nouvelle Constitution libyenne, en plus d’une représentation de supervision permanente dans les conseils législatifs et exécutifs à tous les niveaux.

Le document a appelé les médias audiovisuels et la presse écrite à œuvrer à changer l'image stéréotypée des femmes et a invité, d'autre part, le gouvernement à accorder davantage d'intérêt aux personnes handicapées, en particulier les femmes et les filles, ainsi qu'à l’élaboration d'une base de données et des informations statistiques sur tout ce qui concerne les femmes libyennes et les institutions de la Société civile.

Les résolutions de cette conférence ont souligné la nécessité de dispenser des sessions de formation et de renforcement des capacités pour relever les compétences de la femme libyenne et créer un mécanisme de coordination entre les institutions de la Société civile agissant dans le domaine de la femme.

Ces recommandations ont également souligné l'importance de la représentation de la femme libyenne au niveau des organisations locales, régionales et mondiales et de l’appui de tous les programmes qui sont spécifiques à la santé reproductive des femmes et des soins maternels et infantiles.

L’activation la loi d’assurance-santé pour fournir une protection complète pour la femme active, a figuré parmi les points recommandés par cette rencontre.

Le document a souligné aussi la nécessité de la signature de toutes les conventions internationales qui protègent les droits de l’Homme, en particulier ceux de la femme et l’enfance et a appelé à la promotion des programmes éducatifs en adéquation avec le nouveau rôle joué par la femme dans la société libyenne.

Cette conférence intervient environ trois semaines après des déclarations faites par le président du Conseil national de transition  (CNT), Mustapha Abdejelil, lors de la cérémonie de proclamation de la libération de la Libye le 23 octobre, affirmant que toute loi contraire aux principes fondamentaux de la loi islamique dans le pays est nulle et donné, à titre d’exemple, la loi du mariage et de divorce, qui restreint la polygamie en Libye.

Ces déclarations ont provoqué des réactions à l’intérieur et à l'étranger.

Toutefois, Abdjelil, qui est connu comme étant l'un des plus grands partisans de la liberté de la femme dans ce pays, est revenu dans une conférence de presse au lendemain de ces déclarations, indiquant que son évocation de cette loi a été citée uniquement en exemple.

La conférence mondiale des femmes en Libye est, rappelle-t-on, la première du genre après la chute du colonel Kadhafi, tué le 20 octobre.
-0- PANA HMM/BY/JSG/IBA 16nov2011

16 novembre 2011 09:47:43




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