La concertation est un préalable à la formation d’un gouvernement en Centrafrique, selon le président du CNT

Brazzaville, Congo (PANA) - La concertation entre les parties prenantes au forum de Brazzaville est un préalable à la formation d'un nouveau gouvernement en Centrafrique, a déclaré le président du Conseil national de Transition (CNT), Alexandre-Ferdinand Nguendet, à l’issue d’un entretien mardi avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, par ailleurs médiateur de la crise en République centrafricaine (RCA).

"Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour que l’on parle. Il n’y a pas de triomphalisme, ni de vainqueurs et de vaincus dans une telle situation", a indiqué M. Nguendet, estimant que la désignation, le 10 août dernier, du nouveau Premier ministre, Mahamat Kanoum, n’avait pas fait l’unanimité.

Selon lui, il serait important de surseoir à la mise en place d’un gouvernement en attendant d’avoir un consensus sur le Premier ministre devant diriger la prochaine équipe gouvernementale.

"Les acteurs politiques et la Société civile sont obligés de faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la quiétude et la paix indispensables pour le développement du pays", a estimé le président du CNT.

M. Nguendet a expliqué que la délégation de neuf personnes qu’il conduit, représentant les ex-Séléka, les parties politiques, le CNT, les anti-Balaka et la Société civile, était venue solliciter l’arbitrage du médiateur Sassou-Nuesso.

"Le principe de la transition, c’est le dialogue, la concertation et le consensus. Il doit être fait avec toutes les forces vives de la nation et de commun accord avec la communauté internationale. C’est pourquoi, il est urgent que ce consensus se dégage et nous devons le faire sous la médiation du chef de l’Etat congolais", a indiqué M. Nguendet, déplorant, par ailleurs, l’absence de concertation entre les institutions de la République et les entités impliquées dans la crise lors de la désignation du nouveau Premier ministre.

Néanmoins, a-t-il ajouté, l’espoir est permis et les acteurs impliqués dans la recherche de solutions de sortie de crise sont déterminés.

Depuis mars 2013, la Centrafrique connaît une situation sécuritaire et humanitaire très critique, rappelle-t-on.
-0- PANA MB/JSG/IBA  20août2014


20 août 2014 10:30:29




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