La commission d'études sur Ebola interpelle l'OMS sur la réponse mondiale en santé publique

New York, Etats-Unis (PANA) - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a accueilli le rapport publié mardi par une commission d'experts chargée d'examiner la réponse de l'organisation à l'épidémie sans précédent d'Ebola qui s'est déclarée en 2014.

Un communiqué de l'ONU a cité le rapport du groupe d'études sur l'évaluation provisoire d'Ebola qui indique : "la commission croit fermement que c'est un moment clé, non seulement pour la réponse des cas d'urgence de santé mondiale, mais aussi pour la gouvernance du système de santé mondial dans sa globalité".

Il a noté que "les problèmes soulevés dans ce rapport sont essentiels pour l'atteinte des objectifs proposés de développement durable ; particulièrement l'objectif 3 : Assurer des vies saines et promouvoir le bien-être pour tous les âges".

Le communiqué a rappelé que lors de la session spéciale du Comité exécutif sur Ebola en janvier 2015, des Etats membres avaient adopté une résolution qui avait appelé pour une évaluation par une commission d'experts indépendants sur tous les aspects de la réponse de l'OMS pour l'épidémie d'Ebola.

L'épidémie avait affecté plus de 27.500 personnes et fait plus de 11.000 morts, surtout en Afrique occidentale.

En réponse à la résolution, la directrice générale de l'OMS, Mme Margaret Chan, avait mis sur pied une commission pour mener ce travail.

Il a indiqué que l'Organisation mondiale de la santé a salué le  rapport et a décrit ses efforts initiaux vers la mise en œuvre des recommandations qui ont examiné les règles internationales en matière de santé, la capacité de l'OMS en matière de réponse de cas d'urgence en santé et le rôle et la coopération de l'OMS avec les systèmes humanitaires et de santé plus larges.

Il a indiqué que les experts ont conclu que "la crise d'Ebola avait non seulement exposé des lacunes organisationnelles dans le fonctionnement de l'OMS, mais aussi démontré des failles dans le règlement sanitaire international (2005)".

Pour la capacité de réponse d'urgence de l'OMS, le rapport affirme : "Ayant passé en revue toutes les options, la commission a conclu que l'OMS devrait être la principale agence de réponse en cas d'urgence en matière de santé, mais ceci exige qu'un certain nombre de questions organisationnelles et financières soient réglées d'urgence".

Le rapport a indiqué qu'actuellement, moins de 25 pour cent du budget de programme vient de contributions, le reste de fonds volontaires et il n'existe aucun fonds principal pour les situations d'urgence.

"Lors des réunions du comité directeur et des assemblée mondiales de santé en 2016, les Etats membres devraient reconsidérer le fait de quitter la politique de croissance nominale zéro pour augmenter les contributions évaluées de 5 pour cent", a recommandé la commission.

-0- PANA AA/AR/ASA/TBM/SOC  07juillet2015

07 juillet 2015 19:41:39




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