La Société civile kenyane réclame une intervention urgente de l'UA

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- La Société civile kenyane a demandé mardi à l'Union africaine (UA) d'infliger des sanctions à leur pays, annonçant son intention de poursuivre le chef de la Police kenyane, Hussein Ali, pour le massacre de 400 personnes.
"Les Kenyans n'ont pas le temps d'attendre l'action de l'UA.
Le seul moyen de mettre fin à la violence est de prendre des mesures de suspension dans l'immédiat", a déclaré le président de l'Association des barreaux d'Afrique de l'Est, Donald Deya.
Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA, doit convoquer une réunion d'urgence sur le Kenya et envoyer une délégation pour constater les massacres de représailles dans ce pays, autrefois considéré comme l'Etat le plus pacifique de la Corne de l'Afrique.
"Nous allons engager des poursuites judiciaires contre le chef de la Police et toute personne que nous soupçonnons avoir joué un rôle dans les massacres imputés à la Police", a déclaré Haroun Ndubi de l'organisation "Haki Focus".
"Nous avons commencé à instruire une affaire au pénal contre le président de la Commission électorale kenyane (ECK), Samuel Kivuitu et d'autres personnes.
Nous allons également monter un dossier contre le chef de la Police", a ajouté le président du Conseil exécutif national Wainaina Ndungu.
Les militants kenyans des droits de l'Homme ont estimé que la réticence de l'UA à proposer une solution urgente à cette crise pourrait ternir son image et pourrait avoir un impact négatif sur les capacités de l'Afrique à attirer les investisseurs étrangers, chaque fois qu'une élection sera prévue sur le continent.
La Voix des Kenyans pour la paix dans la vérité et la justice (KPTJ) a exprimé des doutes sur le niveau de volonté politique pour résoudre la crise post-électorale qui secoue le pays.
"Le gouvernement joue aux chaises musicales avec la médiation.
Il fait du dilatoire en espérant que les Kenyans vont se fatiguer de la violence, mais cette-ci prend quotidiennement des proportions différentes", a déclaré M.
Deya.
S'exprimant au cours d'une conférence de presse, il a affirmé que "rien n'indique que M.
(Mwai) Kibaki (le président du Kenya) prend la médiation au sérieux".
Le KPTJ est une organisation de la Société civile composée de 80 groupes de défense des droits civiques.

30 janvier 2008 16:22:00




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