La Planification familiale volontaire, l’option préventive la plus sûre contre les décès maternels

Dakar, Sénégal (PANA) – Le directeur exécutif du  Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Dr. Babatunde Osotimehin, réagissant au Rapport intitulé “Tendances de la mortalité maternelle: 1990-2010“ rendu public ce mercredi par OMS, l’UNICEF, l’UNFPA et la Banque mondiale, affirme que “nous savons exactement ce qu'il faut faire pour prévenir les décès maternels“.

Dr. Babatunde Osotimehin cite, parmi les moyens de prévention, l’amélioration de l'accès à la planification familiale volontaire, l’investissement dans des agents sanitaires pourvus des compétences de sage-femme et la garantie d’un accès aux soins obstétricaux d'urgence quand des complications se présentent.

"Il est démontré que ces interventions sauvent des vies et accélèrent le progrès vers la réalisation de l'Objectif du Millénaire pour le développement 5", souligne le Dr. Osotimehin, en se référant aux réalités  selon lesquelles plus d'un quart de million de femmes meurent encore chaque année durant la grossesse et à l'accouchement, et que plus de 215 millions de femmes n'ont pas accès aux contraceptifs modernes.  

Aussi estime-t-il que "couvrir le besoin de planification familiale volontaire pour ces femmes, non seulement satisferait à un droit humain, mais aussi réduirait d'un tiers le nombre de décès maternels", lorsqu’on sait que  99% des décès maternels surviennent dans les pays en développement et que  la plupart auraient pu être prévenus par des interventions d'efficacité démontrée.

Au moins 200 millions de femmes ont la volonté d’utiliser les methodes de Planification familiale, mais n’y parviennent pas, par manqué d’accès à l’information et aux prestations afférentes ou par l’absence de soutien de la part de leurs époux et de leurs communautés.

De plus, 50 millions des 190 million de femmes, qui sont enceintes  chaque année,  choisissent d’avorter par des moyens pour la plupart clandestins et exécutés dans des conditions peu saines. Il en résulte que le besoin d’une planification familiale volontaire demeure en pleine croissance, laissant présager, pour les 15 prochaines années, d’un taux de croissance de ces besoins non satisfaits estimé à 40%.

En Afrique subsaharienne, région dont les taux de mortalité maternelle  sont les plus élevés, l’on enregistre un taux de prévalence des contraceptifs de 22%, contre 84% pour  l'Asie de l'Est, qui a le plus progressé dans la prévention des décès maternels.

Cependant, bien que la planification familiale soit, selon Dr. Babatunde Osotimehin, "une stratégie  de santé publique extrêmement rentable", elle perd du terrain parmi les priorités internationaux de développement, en raison notamment de la baisse des financements et du fossé qui se creuse progressivement entre les besoins exprimés et les ressources disponibles.
-0- PANA SSB/SOC 16mai2012

16 mai 2012 18:02:54




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