La MINUAD enquête sur les allégations de viol dans la ville de Tabit au Soudan

New York, Etats-Unis (PANA) - La Mission de l'ONU/UA au Darfour (MINUAD) a exprimé "sa profonde préoccupation" au sujet des allégations qui circulent dans les médias locaux sur le viol en masse de 200 femmes et filles à Tabit, une ville du Nord du Darfour, déclarant qu'elle mène une enquête approfondie sur la véracité des affirmations.

Dans un communiqué publié mercredi, la MINUAD a cité des rapports du viol de masse présumé dans la ville de Tabit, située à 45 kilomètres au Sud-ouest d'El Fasher, au Darfour-Nord.

Il a déclaré qu'une patrouille de vérification de la MINUAD a été immédiatement dépêchée pour mener une enquête, mais en arrivant aux abords de la ville, l'accès lui a été refusé par l'armée soudanaise à un point de contrôle.

Il a indiqué : «La direction de la mission appelle les autorités soudanaises à accorder à la MINUAD un accès libre à tout le Darfour, en particulier dans les zones où des incidents présumés affectant des civils ont été rapportés".

Le communiqué a également déclaré que la MINUAD est "déterminée à obtenir des informations cruciales qui conduisent aux viols présumés".

En conséquence, il a déclaré qu'une mission intégrée de la MINUAD a été envoyée mercredi au camp de Zamzam pour les personnes déplacées en interne, dans le but d'évaluer et de déterminer les déplacements possibles de Tabit, découlant de toute violence qui peut avoir eu lieu, mais n'a pas réussi à trouver la moindre preuve.

En outre, la mission a indiqué que les officiers des droits de l'homme des Nations Unies ont rencontré le procureur en chef du Darfour-Nord, qui a déclaré que «pas une seule plainte concernant un cas de viol n'a été reçue de Tabit".

Les tensions montaient dans tout le Darfour en octobre, car une attaque contre la MINUAD perpétrée par des militants armés a coûté la vie à trois soldats de la paix.

L'ONU estime que quelque 385.000 personnes ont été déplacées par le conflit entre le gouvernement du Soudan et les Mouvements armés au Darfour depuis le début en 2014.

L'ONU a appelé à plusieurs reprises toutes les parties à se joindre aux négociations visant à parvenir à un cessez-le-feu permanent et à une paix globale pour la population du Darfour meurtrie par les combats depuis 2003.
-0- PANA AA/AR/MTA/IS/SOC 05nov2014

05 Novembro 2014 20:58:58




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