La Ligue arabe s'implique dans le processus de paix au Sud Soudan

  Khartoum- Soudan (PANA) -- La Ligue arabe vient de conduire, en 50 ans d'existence, une mission dans le Sud Soudan, exprimant ainsi sa volonté de jouer un rôle actif dans l'instauration de la paix et la reconstruction de cette région ravagée par la guerre.
Le chef de la délégation de 22 membres, Samir Hosni, s'est dit optimiste quant à la volonté sérieuse de l'Armée/Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM/A) de faire la paix et de préserver l'unité du Soudan.
Certains Etats arabes, notamment l'Egypte, voisin du Soudan, sont inquiets du fait que les négociations de paix entre le gouvernement soudanais et les rebelles pourraient déboucher sur la sécession du Sud et créer ainsi l'instabilité dans la sous- région.
La guerre civile soudanaise oppose depuis 1983 le gouvernement de Khartoum au SPLM/A, basé dans le Sud à majorité chrétienne et animiste.
Grâce au cessez-le-feu signé en octobre 2002 dans la ville kényane de Machakos, le président américain George.
W.
Bush a refusé, en avril dernier, d'imposer des sanctions au Soudan en vertu de ses efforts déployés pour négocier un accord de paix avec les rebelles.
"L'objectif de cette visite dans la partie sud du Soudan et la rencontre avec la direction du SPLM/A s'inscrit dans le cadre du renforcement de la confiance entre la Ligue arabe et le SPLM/A.
Je pense que cette mission a atteint son but", a déclaré M.
Hosni dimanche aux journalistes.
Le SPLM/A est favorable à ce que la Ligue arabe et ses Etats membres "jouent un rôle actif dans les négociations politiques et dans les programmes économiques et de reconstruction du Sud Soudan", a-t-il dit.
La délégation s'est entretenue la semaine dernière au Sud Soudan avec le leader du SPLM/A, John Garang, les premières discussions du genre d'une telle mission dans la zone depuis 1953.
"Je suis convaincu que le SPLM/A est sérieux dans sa volonté de trouver une solution pacifique à la crise au Soudan", a affirmé M.
Hosni.
L'année dernière, les deux parties étaient tombées d'accord pour permettre au Sud d'organiser un référendum sur la sécession au terme d'une période de transition de six années.
Mais plusieurs autres questions clé, y compris le partage des revenus tirés du pétrole et du pouvoir politique, demeurent en suspens.
"Le principal objectif de la Ligue arabe et de ses Etats membres est de faire tout ce qui est possible dans le domaine politique et de développer le Sud Soudan afin de convaincre ses habitants que l'unité est une option intéressante pour eux", a encore souligné le chef de la délégation de la Ligue arabe.
Par ailleurs, M.
Hosni a indiqué que l'organisation panarabe assistera désormais aux pourparlers de paix en tant qu'observateur après la reprise des discussions directes entre le gouvernement et le SPLM/A, samedi au Kenya.

12 mai 2003 09:08:00




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