La Journée internationale de la Fille célébrée au Mali

Bamako, Mali (PANA) - Le ministre malien en charge de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Mme Sangaré Oumou Bah, a présidé, mardi au Grand Hôtel de Bamako, la cérémonie marquant la Journée internationale de la fille, en présence de l'épouse du président malien, Mme Kéita Aminata Maïga, a appris la PANA de source officielle.

Le thème de cette journée est: "Le mariage des enfants, facteur de risque à la Santé de la reproduction et à l'épanouissement de la jeune fille".

A cette occasion, Mme Sangaré Oumou Bah a indiqué que le mariage précoce est une pratique qui nuit à l'accomplissement des droits de l'enfant, déplorant le fait que le fléau soit largement répandu au Mali, malgré les actions d'envergure mises en œuvre par l'Etat et ses partenaires.

Elle a révélé, citant des récentes statistiques, que les femmes au Mali entrent en union à un âge très précoce. Deux tiers des femmes (66%) étaient en union avant l'âge de 18 ans. Plus de la moitié des femmes sont touchées par un mariage précoce, un taux parmi les plus élevés au monde et en Afrique.

Mme Sangaré Oumou Bah a ainsi lancé un appel pressant pour des actions concertées et durables en vue de l'éradication des mariages d'enfants et d'un sursaut national pour la Santé de la reproduction.

Selon le représentant de l'Unicef au Mali, Fran Equiza, il ressort, en 2015, que 16 % des filles sont mariées avant 15 ans au Mali. Ainsi, ils sont autant d'enfants, de filles qui voient leurs droits violés, a-t-il déploré.

Privées d'école, elles font face à des risques accrus de violences conjugales et de grossesses précoces, a dit M. Equiza qui révèle qu'au Mali, à 19 ans,  58,7% des filles sont déjà mères. "Les filles de moins de 15 ans sont cinq fois plus exposées à mourir en couches que les femmes de 20 ans et plus", souligne M. Equiza.

Pour lui, l'épanouissement de la fille passe par son accès à l'éducation et à des opportunités économiques, se considération comme l'égale de ses frères, sa maîtrise de la Santé de la reproduction, le respect sans nuance de chacun de ses droits.

De son côté, l'épouse du président malien a lancé un appel aux mères, à ses sœurs, à ses filles, mais aussi à ses frères, fils, maris et pères, pour qu'ensemble ils fassent du combat contre le mariage des enfants un souci quotidien.
-0- PANA GT/BEH/IBA 12oct2016

12 octobre 2016 13:16:34




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