La Force onusienne détient 10 hommes armés et saisit une cache d'armes en Centrafrique

New York, Etats-Unis (PANA) – La mission des Nations unies de maintien de la paix en Centrafrique a indiqué que suite à un affrontement avec un convoi d'hommes lourdement armés près de Sibut, la capitale de la Préfecture de Kémo, les forces onusiennes gardent en  détention 10 des suspects et a saisi une “importante quantité” d'armes et de munitions.

Selon le communiqué de presse publié lundi par la Mission multi-dimmentionnelle intégrée de stabilisation de l'ONU en Centrafrique (UN Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic, MINUSCA), le convoi d'environ 35 hommes qui devait regrouper plusieurs éléments objets de mandats d'arrêt était parti de Bangui, la capitale, vendredi dernier.

Les hommes lourdement armés avaient ouvert le feu sur des éléments de la sécurité nationale à plusieurs postes de contrôle, occasionnant plusieurs morts et des blessés, selon la MINUSCA.

Samedi matin, les forces de la MINUSCA avaient empêché un convoi de sept véhicules de poursuivre son chemin 50 kms au sud de Sibut, et a demandé que toutes les armes et munitions soient remises. Cette demande a été rejetée et s'en est suivi un affrontement de plusieurs heures, a indiqué la Mission.

Dix hommes armés sont en détention et une importante quantité d'armes et de munitions et des véhicules ayant servi au convoi ont été saisis, a ajouté la Mission.

La MINUSCA est restée en contact avec le gouvernement au plus haut niveau pour déployer une équipe mixte des autorités à qui incombe la responsabilisation première pour la restauration et le maintien de la sécurité publique et de l'Etat de droit, indique la Mission.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé dans sa dernière résolution sur la situation en Centrafrique que tous les miliciens et groupes armés déposent les armes et cessent toute forme de violence et d'activités de déstabilisation.

La MINUSCA a réitéré son appel à tous les groupes armés et miliciens à adhérer au désarmement, à la démobilisation, à la réintégration et au processus de rapatriement initié par le président Faustin-Archange Touadéra et a encouragé tous les Centrafricains à accorder la priorité au dialogue.

Plus de trois ans de guerre civile et de violence sectaire ont provoqué des milliers de personnes déplacées en Centrafrique suite aux affrontements persistants opposant la coalition rebelle à majorité musulmane, la Séléka, à celle à majorité chrétienne de la milice anti-Balaka.
-0- PANA MA/ASA/TBM SOC  16août2016

16 août 2016 20:02:59




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